Denayer a marqué des points : est-ce lui le successeur attitré de Kompany ?

A-t-on trouvé le remplaçant de Vincent Kompany avec Jason Denayer ?
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A-t-on trouvé le remplaçant de Vincent Kompany avec Jason Denayer ? - © VIRGINIE LEFOUR - BELGA

Samedi soir, dans la victoire des Diables contre le Danemark (0-2) et en l’absence de plusieurs tauliers pour diverses raisons (Courtois, Hazard, De Bruyne en plus de Kompany retraité), certains remplaçants avaient une occasion en or de marquer des points aux yeux de Roberto Martinez.

Et si la prestation d’un Yannick Carrasco particulièrement incisif et affûté a dû plaire au sélectionneur espagnol, un autre homme a marqué ce match de son empreinte : Jason Denayer.

Le Bruxellois, titularisé aux côtés de Jan Vertonghen et Toby Alderweireld, s’est montré très solide pour son 14e match avec les Diables. D’abord en inscrivant son premier but sous la vareuse belge en reprenant magistralement un corner botté par Dries Mertens pour décapsuler la rencontre en début de match. Puis en colmatant les brèches devant Poulsen, Braithwaite ou Eriksen en imposant son robuste physique de déménageur.

Solide dans les duels, intransigeant, plutôt propre à la relance, Denayer a également fait preuve d’une grande lucidité, ne semblant pas forcément ébranlé par l’enjeu. Et pourtant il y en avait de l’enjeu.

Parce qu’avec le départ à la retraite inopiné de Vincent Kompany et le déclin amorcé du précieux mais fragile Thomas Vermaelen, il y a une place à prendre au sein du trio défensif aux côtés de l’inoxydable binôme Vertonghen-Alderweireld. Et si Dedryck Boyata semblait avoir pris quelque peu l’ascendant dans l’esprit de Martinez ces derniers mois, l’excellente forme actuelle de Denayer pourrait venir chambouler les cartes.

"C’est Denayer le grand gagnant de cette rencontre aux yeux de Martinez, d’autant plus que Boyata n’était pas là. Il a fait un match sobre qu’il a parachevé en inscrivant un but important qui nous libère. Il a été très solide" analyse notre consultant Philippe Albert.

 

La figure de proue de la génération intermédiaire ?

Jeté aux oubliettes et considéré comme le bouc émissaire de la défaite face au Pays de Galles à l’Euro 2016, Denayer a connu une longue traversée du désert. Absent des rassemblements des Diables pendant plus de deux ans, il signe là un come-back en fanfare.

"Il allait être victime de la comparaison avec Kompany si son match avait été moins bon. Il fait une grosse prestation défensive mais en plus il marque. Il laisse une bonne impression. Quand tu confirmes à l’international les bons résultats que t’as fait en club c’est toujours bon. J’imagine que Martinez le voyait d’ailleurs comme un possible successeur à Kompany mais y en a d’autres" explique notre consultant Alexandre Teklak, que nous avons joint.

Plus jeune que Boyata (25 ans pour Denayer, 29 pour Boyata), Denayer pourrait être la figure de proue cette génération intermédiaire censée prendre la relève à moyen terme de la vieillissante génération dorée actuelle. Immuable à Lyon, où il fait figure d’incontournable roc, il semble enfin avoir trouvé la continuité et la constance qui lui faisaient défaut en début de carrière. Formé à Manchester City aux côtés de son mentor, Vincent Kompany, il pourrait lui succéder en équipe nationale.

Après la rencontre en conférence de presse, Roberto Martinez ne tarissait lui pas d’éloges et soulignait la sérénité de son joueur : "On aurait dit qu’il jouait en équipe nationale depuis aussi longtemps que Denayer. Je n’avais jamais vu autant de maturité de sa part en équipe nationale."

Le sélectionneur ibérique aura donc des choix à faire dans les prochaines semaines. Qui prendra le relais de Vincent Kompany ? Jason Denayer ou Dedryck Boyata voire Thomas Vermaelen, qui n’a somme toute que 35 ans ? Même si Denayer a indiscutablement marqué des points samedi soir, Teklak se montre prudent.

"A lui de confirmer, parce qu’il n’a pas encore le statut en équipe nationale d’un Vertonghen, d’un Alderweireld ou que Vermaelen a pu avoir. Donc ce statut, il va devoir le défendre en alignant, en enchaînant les bonnes prestations. Il faut attendre les prochains matches et peut-être un contexte où on va devoir défendre un peu plus haut, où les automatismes ne sont pas les mêmes" tempère-t-il.

Nouvelle occasion de s’illustrer mardi contre l’Islande ?

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