Ciman: "Il faut arrêter de croire qu'il y a des polémiques dans le vestiaire des Diables"

Invité de La Tribune, Laurent Ciman est revenu sur l'attitude et les propos tenus par Kevin De Bruyne après le partage face au Mexique (3-3) en amical. Le médian des Citizens avait clairement pointé du doigt les carences tactiques.

"Pour moi, ce sont des choses qui doivent se régler en interne, a souligné Laurent Ciman. On a fait une contre-performance face au Mexique et tout de suite il y a eu polémique. Alors que si on gagne 3-0 et qu'il dit qu'on n'était pas bien placé tactiquement, cela n'aurait pas pris autant d'ampleur".

Mais pourquoi donc en est-on arrivé à ces déclarations ? "Parce que c'est Kevin, a rétorqué le n°23 des Diables rouges. Il dit ce qu'il pense tout le temps. A l'Euro, c'était la même chose. Il faut arrêter de croire qu'il y a des polémiques dans le vestiaire. Tout le monde s'entend bien. Il n'y a pas de problème. On est une bande de potes et tout se passe bien".

Et de poursuivre : "Chaque personne a son caractère mais il n'y a pas d'égos surdimensionnés. C'est certain que Kevin ne devait pas faire ces déclarations car cela met des tensions là où il n'y en a pas. Le coach a voulu essayer des choses et il a certainement eu les réponses à ses questions. Point barre. Il ne faut pas aller chercher plus loin."

"Je suis le petit poucet de la bande"

Laurent Ciman a été sérieusement critiqué face aux Mexicains. Pas de quoi le déstabiliser.

"Je suis le petit poucet de la bande. Je joue à l'Impact de Montréal dans un championnat moins développé que d'autres même si j'estime que la MLS est meilleure que le championnat de Belgique. J'ai l'habitude des critiques. Je ne manque pas de crédit. Je suis là où je dois être et j'ai travaillé pour cela. Le reste, cela m'indiffère. Je ne viens pas en équipe nationale pour rigoler ou être le clown comme c'était le cas avant", a t-il noté.

Avec Roberto Martinez, Laurent Ciman (32 ans) a pris une nouvelle dimension et il se sent plus important qu'à l'époque où Marc Wilmots était le sélectionneur national. "Le temps de jeu que j'obtiens désormais le prouve", a-t-il conclu.

Tout porte à croire qu'il sera d'ailleurs du voyage en Russie en juin prochain. Il participerait ainsi à sa troisième grande compétition d'affilée avec les Diables rouges après le Mondial brésilien en 2014 et l'Euro 2016 en France.

Newsletter sport

Recevez chaque matin l'essentiel de l'info sportive.

OK