Boyata : "Martinez était à Celtic - Rangers, mais... je reste longtemps au vestiaire !"

Dedryck Boyata, qui a regagné ses galons de titulaire au Celtic Glasgow après un début de saison très compliqué en Ecosse, espère désormais intégrer l'équipe de Roberto Martinez, qui a assisté dimanche au Old Firm entre le Celtic et les Rangers. Malheureusement pour lui, le défenseur central n'a pas eu l'occasion de rencontrer le sélectionneur des Diables Rouges, la faute, peut-être, à sa tendance à traîner un peu trop dans le vestiaire après le match...

"C’est un match qu’on prépare assez sérieusement, même si on a 30 points d’avance, a dévoilé Dedryck Boyata dans l'émission Complètement Foot. A Glasgow, c’est un match qui est attendu par tous les fans. C’est un match où il ne faut pas perdre de points, où il ne faut pas faire d’erreur. C’est vraiment le moment pour nous de montrer aux fans qu’on sera toujours avec eux. Dimanche, le stade était comble, ce qui fait 60.000 personnes."

Sur les 11 matches consécutifs qu’il vient d’entamer avec le Celtic et son état d’esprit par rapport aux Diables

"Ça me fait vraiment plaisir de pouvoir à nouveau enchaîner les matches comme cela. Surtout en sachant un peu comment la première partie de saison s’est déroulée. Je pense qu’il y a encore des marches à prendre avant d’être à 100%.J’essaie de prendre les choses étape par étape parce que je viens quand même de passer un moment difficile, j’ai eu une longue blessure qui m’a mise sur le côté, j’ai loupé la préparation, et du coup je n’étais pas vraiment prêt pour la première partie de saison. C’était difficile de reprendre ma place dans le groupe parce que l’équipe tournait bien, donc à chaque fois il fallait que je réfléchisse d’une certaine manière pour rester fort mentalement. Maintenant j’ai recommencé à jouer, mais pour moi il faut que j’essaye d’enchainer les bonnes prestations. La sélection nationale, si elle peut suivre tant mieux, mais bon si elle n’est pas là je continuerai à bosser et on verra bien comment ça se passera. Maintenant c’est sûr que ça me ferait plaisir d’être sélectionné. J’ai appris que Roberto Martinez était au stade aujourd’hui, mais j’ai tendance à rester très longtemps au vestiaire donc il a dû partir avant, je ne sais pas."

"Aujourd’hui on a eu un match assez difficile. A propos de ma prestation, je pense que j’ai déjà fait de meilleurs matches. Après je ne sais pas exactement ce que le coach national recherche, ni la raison pour laquelle il était là, mais je dirais que j’ai fait un match plutôt bon de manière générale, mais c’est dommage qu’on ait encaissé le goal et qu’on fasse 1-1, mais je me suis donné à 100%. La suite, on verra bien."

Est-il passé près d’un transfert à Anderlecht en janvier ?

"Il y a eu des spéculations mais j’ai demandé à mes agents de me tenir au courant s’il y avait quelque chose de concret. Je n’ai jamais eu de suites, donc j’imagine qu’il n’y avait pas forcément quelque chose de concret. Je peux confirmer qu’il y a eu des conversations, mais est-ce que j’étais proche d’une signature ? Non, mais voilà…"

Il n’a plus évolué sous le maillot des Diables depuis un an. L'attente a-t-elle assez duré ?

"C’est difficile à dire, parce que si j’avais été dans une position où j’avais pu enchaîner tous les matches depuis cette période et que j’avais eu des minutes de jeu, à ce moment-là oui, j’aurais dit que ça m’intéresserait de retrouver une place chez les Diables. Mais vu la période que je viens de passer, si je suis sélectionné, je le prendrai comme une réussite pour moi. Mais je ne suis pas dans une situation où je peux clamer haut et fort que je suis en attente d’une sélection. Tout ce que j’essaie de faire, c’est de jouer le plus de matches possibles et la suite viendra si je joue bien."

A quoi on se raccroche dans les moments difficiles de la vie d’un footballeur ?

"C’est difficile à dire. Dans ces moments tu essaies de rester positif, tu essaies juste de te dire qu’un jour tu auras peut-être la possibilité de pouvoir rejouer et qu’à ce moment-là, tu as envie d’être prêt pour pouvoir donner à 100% parce que si tu ne l’es pas, tu ne peux en vouloir qu’à toi-même. Moi, j’ai ma femme avec moi à la maison, j’ai ma famille, j’ai mes agents, j’ai toute mon équipe autour de moi qui fait tout pour m’aider à rester positif et garder la tête haute. C’est sûr que j’ai bossé vraiment dur pour récupérer ma place."

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