Benteke : Pour Big Ben, l'heure du retour au premier plan n'a pas encore sonné

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569697383 - © PAUL ELLIS - AFP

"Je ne suis pas satisfait de mes prestations, je ne suis pas au niveau que j’avais il y a quelques années, mais je ne m’inquiète pas, ça va revenir". C’est l’état d’esprit de Christian Benteke, d’après son agent Kismet Eris, que nous avons contacté.

Dans les chiffres, sa plus mauvaise saison

21 matchs – 1 but ! Tout est dit ou presque. C’est l’efficacité de Christian Benteke à Crystal Palace cette saison.

Et si on détaille, ce n’est pas plus rassurant : sur 32 matchs possibles en championnat, 10 titularisations seulement, 14 débuts sur le banc, plusieurs absences pour blessure. Un total de 995' de jeu, quand les deux autres attaquants en prestent près de trois fois plus (Jordan Ayew 2657' et Wilfried Zaha 2740').

Par comparaison, à Aston Villa en 2012-2013 : 32 titularisations - 19 buts. Et à Crystal Palace en 2016-2017 : 36 titularisations – 15 buts.

On est loin du compte.

Alors, c’est grave Docteur ?

De nombreux clubs cherchent à l’attirer pourtant

Pour l’attaquant comme pour son agent, même si la situation doit s’améliorer, il n’y a pas (encore) de quoi s’inquiéter. Kismet Eris souligne :"Christian est légèrement blessé depuis 2 matchs, mais avant cela il venait d’aligner 5 rencontres convaincantes. Il ne marque pas, mais il pèse sur les défenses adverses et permet à ses équipiers d’être plus présents. Il reste un des meilleurs de Premier League dans le jeu de tête et son hygiène de vie est parfaite".

La cote de Benteke resterait élevée. "Dernièrement Crystal Palace l’a prolongé alors qu’il n’avait inscrit qu’un but. Et en hiver, j’ai reçu de nombreuses offres pour lui, notamment Aston Villa, mais aussi le Club de Bruges, et d’autres. Mais Christian est attaché à Londres et veut réussir là où il est".

Sa réussite dépend de son entraîneur et du système de jeu

Cette saison à Palace, Roy Hodgson privilégie un système de jeu peu favorable à un attaquant comme Big Ben, qui a besoin de recevoir beaucoup de ballons, soit en position de pivot soit sur la tête. "Il faut jouer en fonction de lui, alors il est efficace. Sinon on perd son temps avec lui. Il a besoin d’un entraîneur "britannique", c'est-à-dire offensif, comme l’était Brendan Rodgers, Allan Pardew, ou encore Sam Hallardyce lors de sa meilleure saison ici".

Pour son agent, c’est le même problème qui s’est présenté à Liverpool.

Klopp le voulait à Dortmund, Rodgers en rêvait à Liverpool

Lorsque Benteke faisait les beaux jours d’Aston Villa, Jürgen Klopp rêvait de l’attirer à Dortmund. "Il aurait fait jouer son équipe en fonction de Christian. Le deal ne s’est pas concrétisé parce que les "Villans" se sont montrés trop gourmands pour un transfert. A Liverpool, Rodgers le voulait absolument. Il a pris un jet privé depuis son lieu de vacances pour négocier à Liège avec le Grand, ses parents et moi. Il a signé chez les Reds, mais Rodgers a rapidement été limogé, et remplacé par Klopp. Mais là-bas, l’Allemand a changé son système de jeu et privilégié une animation qui ne convenait pas à Christian".

Mais il y a peut-être un autre problème chez notre homme ? Son caractère. Trop gentil ? "Oui, c’est vrai. Les entraîneurs l’écartent trop facilement. Il devrait être un peu plus "casse-pieds", histoire que le coach hésite à le mettre sur le banc. Mais Christian est ainsi, bien éduqué, profondément honnête et gentil. A 29 ans, on ne le changera probablement plus".

Sa place chez les Diables est-elle en danger ?

Seul Roberto Martinez sait s’il comptait emmener son N°20 à l’Euro. Il ne l’avait en tout cas pas repris en Russie pour la Coupe du Monde. Ses concurrents : Batshuayi et Origi ne brillent pas non plus dans leurs clubs respectifs, et vu le retrait de Fellaini, sa taille et son jeu de tête parlent en sa faveur.

"On a toujours besoin d’un joueur comme mon protégé, ajoute Kismet Eris. Il a toujours donné satisfaction lorsque Martinez lui a donné du temps de jeu. Quand il est sur le terrain, il pèse sur la défense et libère des garçons comme Eden Hazard et Kevin De Bruyne. C’est le seul qui peut servir de back-up à Romelu Lukaku".

Réponse dans peu de temps, la Belgique affrontera le Danemark dès le 5 septembre pour le compte de la Ligue des Nations.

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