Bart Verhaeghe sur la prolongation de Martinez: "Notre histoire n'est pas encore finie"

Bart Verhaeghe, président du Club Bruges et vice-président de l'Union belge de football (URBSFA), a estimé que la prolongation de contrat du sélectionneur national Roberto Martinez était naturelle. "Parfois, il faut savoir surprendre et agir dans l'intérêt du football belge. Je suis ravi de pouvoir offrir cette stabilité au groupe avant la préparation de la Coupe du monde", a déclaré Verhaeghe vendredi en conférence de presse.

"En tant que dirigeants, nous devons prendre nos responsabilités et éviter d'être passif. Il ne faut pas oublier qu'en septembre, nous débutons déjà une nouvelle compétition (la Ligue des Nations, NDLR)", a avancé Verhaeghe.

Martinez, qui n'a perdu qu'une seule rencontre en 17 matches avec les Diables, s'est qualifié pour la Russie avec un très bon bilan de 28 points sur 30. "Le bilan sportif est extrêmement positif et le sélectionneur est un grand professionnel. Nous avons opté pour la continuité. Prolonger le contrat de M. Martinez était naturel car nous sommes très contents du travail accompli, de son implication à tous les étages de l'Union belge. Notre histoire n'est pas encore finie", a-t-il ajouté.

En cas d'échec en Russie, la fédération serait liée jusqu'en 2020 au coach catalan. "C'est une situation à laquelle nous ne voulons pas penser. Les avantages étaient incomparables aux éventuels inconvénients de cette prolongation. Nous sommes convaincus que prendre cette décision maintenant est le bon choix. Choisir un nouveau coach après une compétition telle que le Mondial peut s'avérer très compliqué."

Mehdi Bayat, vice-président de la commission technique de l'URBSFA, a tenu le même discours. "Nous voulons continuer à avancer ensemble et pérenniser les bons résultats obtenus", a lancé l'administrateur du Sporting de Charleroi. "C'était aussi notre responsabilité, en tant que commission technique, d'opter pour la stabilité."

Outsider en Russie ...

"Je nous vois comme outsider", a expliqué Bart Verhaeghe, vice-président de l'URBSFA.

En 17 rencontres avec les Diables, le Catalan n'a perdu qu'une seule fois. C'était lors de son premier match, un amical, contre son pays natal (0-2). Depuis lors, Martinez a récolté 28 des 30 points en qualifications. Cela n'empêche pas Bart Verhaeghe de considérer la Belgique comme un outsider pour le Mondial russe. "Il y a davantage de grandes nations que nous: la France, l'Allemagne, le Brésil ou encore l'Espagne. Les Diables Rouges, comme l'Argentine, sont un cran en-dessous."

Versée dans le groupe G, la Belgique défier Panama, la Tunisie et l'Angleterre. Le président du Club de Bruges s'attend à ce que les Diables passent le cap du premier tour. Si le chemin vers les huitièmes semble abordable, il faudra ensuite sortir en huitièmes la Pologne, le Sénégal, le Japon ou la Colombie avant, éventuellement, de défier le Brésil ou l'Allemagne en quarts. "Il n'y aura pas de rencontres faciles à la Coupe du monde, comme c'est le cas en playoffs. Les 'petites nations' voudront s'illustrer. Il va d'abord falloir passer en phase finale et après, nous verrons bien. Je ne veux en aucun cas mettre une certaine pression sur l'équipe car j'ai entièrement confiance en notre sélection."

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