Après Gibraltar, nos experts soulignent "l'envie manifeste" des Diables

Les Diables Rouges ont régalé leurs supporters en s’imposant largement Gibraltar (9-0) lors de la 7ème journée des qualifications pour le Mondial 2018. Une prestation étincelante qui a été unanimement appréciée à sa juste valeur par nos experts.

"Les Diables ont soigné le spectacle et signé un score-fleuve comme les supporters l'attendaient et l'espéraient. Thomas Meunier est en super forme malgré un temps de jeu réduit au PSG vu la concurrence avec Alves. J'ai bien aimé aussi les prestations de Dries Mertens et Kevin De Bruyne ainsi que le superbe but d’Axel Witsel avant qu'il ne prenne une carte rouge vraiment ridicule à 5-0. Mais le principal enseignement de la soirée est venu d'ailleurs, avec les contre-performances de nos concurrents directs, la Bosnie et la Grèce. Cela confirme la faiblesse de ce groupe qualificatif" estime Thierry Luthers.

"L’enseignement principal du match d’hier est l’envie manifeste de ne rien lâcher, savoure Manuel Jous. Avec un 6-0 à la mi-temps, les Diables d’il y a quelques années auraient peut-être levé le pied et attendu que ça se passe. Hier, l’objectif avoué était de battre le record de 2001 : 10-1 contre Saint-Marin. Les Diables en ont parlé dans le vestiaire à la mi-temps et on a senti qu’ils avaient cet objectif en tête en seconde. Au-delà de cela, difficile de comparer un match à domicile contre la dernière équipe au classement FIFA et un match en déplacement en Grèce…"

Pour Rodrigo Beenkens : "Il est difficile de tirer beaucoup d'enseignements au terme d'un tel match à sens unique. Mais jouons le jeu : 

  1. Eden Hazard a, dans des conditions idéales, pleinement réussi son retour (un but et un assist).
  2. La forme étincelante de Meunier et de Mertens, tous les deux hyper motivés et efficaces.
  3. L'ambiance dans le stade ! Quelle caisse de résonance ! C'est tellement plus chaud qu'au stade roi Baudouin. Ne peut-on vraiment pas revenir à Sclessin en octobre contre Chypre ?
  4. Le sprint de Romelu Lukaku pour aller rechercher dans les vestiaires beaucoup de ses équipiers qui n'avaient pas jugé bon d'aller saluer les supporters. Comme à la fin du match à Nicosie, comme à leur arrivée à l'aéroport en Russie, certains diables n'ont manifestement toujours pas compris (ou ne veulent-ils pas comprendre ?) ce que signifie le respect du public. Et je peux vous assurer (beaucoup sont venus me trouver) que certains supporters commencent à en avoir vraiment marre !"

"Je soulignerais d'abord l'engagement dont les Diables ont fait preuve. ‘On sentait dans le groupe qu'on avait envie de se faire plaisir’ soulignait Vincent Kompany. Ils se sont battus durant 90 minutes, ont assuré le spectacle, réalisé des combinaisons ou des gestes chatoyants et ainsi ravi les 27000 fans. Justement, et c'est un autre enseignement, ce stade de Sclessin s'est révélé comme véritable chaudron pour notre équipe nationale. Chaud, coloré, vibrant, proche du terrain, le public a délivré un message aux décideurs de la Fédération : ‘Welcome en bord de Meuse’. Par contre, comment les Diables (une majorité, hélas !), peuvent-ils encore oublier (certains diront ‘snober’) leurs fans à la fin du match ?! Les nombreux et insistants coups de sifflet du public frustré est l'unique, mais regrettable, point noir d'une magnifique soirée, regrette Pierre Deprez. Sur le plan footballistique, on épinglera le retour aux affaires de Hazard, visiblement rassuré sur l'état de sa cheville opérée. Dans le même ordre d'idée, je tiens à souligner la présence de Kompany. Il y a quelques mois on craignait ne jamais revoir le Citizen-de-cristal chez les Diables. Ce trio défensif Kompany-Toby Alderweireld-Jan Vertonghen est la base idéale du 3-4-2-1 cher à Roberto Martinez. Impossible de ne pas souligner la prestation de Meunier (3 assists, 3 buts), tout simplement éblouissant sur son flanc droit. Notamment quand il y combine avec Mertens. Le gars de Sainte Ode a pris une sacrée envergure à Paris. Surtout, le bonheur de gamin qui illumine son visage se marie si bien avec la maturité et l'intelligence de ses propos à nos micros. Enfin, vu les résultats de la Grèce et de la Bosnie, on sait que la qualification sera acquise en cas de victoire dimanche à Athènes. Attention, une fois qualifié, il ne faudra ni lever le pied ni faire des tests risqués, car la Belgique a un impérieux besoin de victoires pour avancer au ranking FIFA. Actuellement 9ème, elle doit remonter à la 7ème place pour être tête de série au tirage du 1er décembre à Moscou. Important !"

Le match en Grèce sera donc crucial mais la tâche des Diables s’annonce très compliquée dans une ambiance surchauffée.

"En Grèce, la réception s'annonce chaude dans tous les sens du terme et le début de rencontre sera sans doute décisif, juge Thierry Luthers. Mais, accrochés par l'Estonie, les Grecs viennent de prendre un gros coup sur la tête et, bien concentrés, les Diables doivent être capables de terminer le boulot et d'assurer la qualification pour la Russie dès cette 8ème journée. "

"La Grèce est, jusqu’ici, le seul adversaire à nous avoir posé réellement problème. Sans une égalisation miraculeuse de Lukaku en toute fin de rencontre, nous perdions le match aller… rappelle Manuel Jous. Ceci étant, depuis ce match, les Grecs n’ont pris que 2 points sur 6 (sans inscrire le moindre but) et il est clair que leur match nul d’hier contre l’Estonie leur a mis un coup sur la tête… Privés de leur capitaine Torosidis et, très vraisemblablement, de leur buteur Mitroglou (qui avait marqué à Bruxelles), ils présenteront une équipe déforcée (Vellios, le remplaçant de Mitroglou, ne lui arrive pas à la cheville). Qui plus est, le classement étant ce qu’il est, les Diables savent qu’une victoire les qualifiera mathématiquement pour la Coupe du Monde. Je ne les vois pas louper le coche, malgré la chaude ambiance qui les attend au stade Karaïskaki."

"Il faut s’attendre à un public bouillant, et hélas probablement hostile, poursuit Pierre Deprez. Et dans le même ordre d'idée, à une équipe grecque qui 'mettra le pied'. Rappelons qu'elle est la seule à avoir privé la Belgique de 2 points à Bruxelles, et qu'elle est au coude à coude avec la Bosnie (voire Chypre) pour la 2ème place du groupe, qualificative pour les barrages. Hier les Grecs ont concédé un triste nul contre la modeste Estonie, ils doivent une fameuse revanche à leur public."

"Le partage inattendu des Grecs contre l'Estonie va peut-être changer la donne. Les Grecs doivent gagner et devront donc bien finir par prendre des risques à un moment, prévient Rodrigo BeenkensIls n'aiment pas cela. Voilà donc la Grèce un peu de la même situation inconfortable que la Croatie il y a 4 ans. Avec les mêmes espaces pour Romelu, Dries et Kevin ?"

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