Albert sur l'exclusion de Nainggolan: "L'aspect tactique n'est qu'une excuse"

Philippe Albert
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L'équipe de La Tribune est revenue ce lundi soir sur l'exclusion de Radja Nainggolan de la sélection des 28 Diables rouges pour le Mondial 2018. Pour justifier son choix, Roberto Martinez a évoqué des raisons "purement tactiques". Après un premier débat, cette explication n'a convaincu aucun des intervenants présents sur le plateau.

"Y-a-t-il autre chose que l'aspect tactique ? ", place donc Michel Lecomte pour relancer le débat. La réponse est unanime: "C'est certain!"

Selon Philippe Albert, "l'aspect tactique n'est qu'une excuse". Fervent défenseur de Nainggolan, Stephan Streker est plus dur. "C’est malhonnête de la part de Martinez. On sait que c’est pour d’autres raisons que la tactique", avance-t-il en évoquant une source qui fait partie du noyau des Diables rouges.

"Le problème c’est qu’il dise que c'est un choix 'exclusivement' tactique. Ça joue certainement mais il n'y a pas que cela. On sait que ce n'est pas vrai", insiste notre consultant.

"Y-a-t-il quelque chose que nous ignorons à propos de leur relation ?", s'interroge Rodrigo Beenkens. "Il y a dû y avoir quelque chose de beaucoup plus grave que ce que l’on croit. Je ne peux pas imaginer autre chose."

Plusieurs interrogations surgissent. "Nainggolan a-t-il mis des conditions?", "A-t-il vraiment un problème de jouer dans un rôle secondaire comme le suggère Martinez?", "Martinez nous a-t-il tout dit?" Face à toutes ces questions sans réponse, la communication du sélectionneur national vacille et est pointée du doigt. L'argumentaire de Martinez à propos du cas Nainggolan ne semble d'ailleurs pas tenir la route et dessert même ses qualités de coach puisque le discours martelé sur la flexibilité tactique en début de mandat tombe à l'eau.

"Ce manque de clarté frustre", résume Thomas Chatelle. "Maintenant, je vois le verre à moitié plein", enchaîne-t-il. "Et si cela créait un sentiment de révolte dans le groupe. Et si Martinez s’était dit, 'je vais aller piquer là où cela fait mal et je vais réveiller la bête endormie'. Je ne pense pas qu’il ait poussé le bouchon aussi loin. Mais ce serait un coup de génie à la Vandereycken."

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