Adil Rami : "J'espérais que la Belgique perde contre le Japon parce que c'était la meilleure équipe du tournoi"

Adil Rami se livre sur les Diables, sa carrière, la Coupe du monde.
3 images
Adil Rami se livre sur les Diables, sa carrière, la Coupe du monde. - © YURI CORTEZ - AFP

Aujourd’hui à Boavista au Portugal, le champion du monde français Adil Rami sort son autobiographie "Autopsie" écrite avec Géraldine Maillet éditée par Hugo Sport.

Le défenseur retrace sa vie… de son enfance d’un quartier populaire de Fréjus, à l’abandon de son père, les premiers pas dans le football amateur, le Losc, Eden Hazard… les titres, l’argent facile, les filles faciles, l’amour, le sexe, les soirées endiablées, les dérives du milieu, les agents véreux, des anecdotes succulentes, l’Europa league, la coupe du Monde, sa relation people avec Pamela Anderson, le mouvement me too.

Mais l’ancien Milanais s’est aussi épanché sur les Diables rouges et la relation de frères ennemis que cultivent les Belges et les Français : "Il y a pas mal de pseudo-conflits entre la Belgique et la France, on se pique, mais il faut savoir que moi j’aime beaucoup les Belges. J’ai vécu à Lille, ce n’est pas en Belgique mais c’est tout comme."

Sorte de finale avant l’heure, l’équipe de France et les Diables se sont retrouvés en demi-finale pour une rencontre qui restera tristement dans les annales côté belge : "Avant de jouer contre la France, je pense que la Belgique avait fait un match moyen, conclu par une spectaculaire remontada. Moi j’espérais que la Belgique perde contre le Japon, parce que je savais que c’était la meilleure ou l’une des meilleures équipes de cette coupe du monde. Quand j’ai vu que les Belges remontaient au score contre le Japon, je me suis dit "elle est là notre finale, Belgique-France."

En tant que capitaine de vestiaire, Adil Rami est donc allé voir tous ses coéquipiers pour les avertir du danger offensif que pouvaient constituer les Diables : "Je suis parti voir tous les joueurs un par un en donnant des conseils, aux centraux, aux latéraux, à Pavard parce qu’il était en directe confrontation avec Eden Hazard. J’ai joué avec les deux donc j’ai dit à Pavard "Attention Eden, ce n’est pas le gars qui va te faire 55 passements de jambes, c’est un mec intelligent, tu vas croire qu’il a des qualités super simples, mais attention quand il décide d’accélérer ça va très vite."

"Eden ne va jamais flamber, il fait que des choses utiles. Je suis allé voir Pogba et je lui ai dit que malgré toute l’élégance qu’il a quand il joue, il devait se sacrifier. Il y avait déjà Lukaku qui allait nous enquiquiner, donc il fallait être bon dans les airs. Et c’est ce qu’il a fait."

 

"Être champion du monde, c’est une mentalité, une façon de faire"

Même s’il n’a pas disputé la moindre minute en Russie, Adil Rami est donc champion du monde. Un titre qu’il ne souhaite pas dévaloriser : "J’ai souvent tendance à entendre les gens dire "Oui, t’es champion du monde et t’as pas joué, mais il faut savoir que quand on gagne une coupe du monde, la mentalité d’un champion ce n’est pas de jouer ou de pas jouer."

C’est une façon de faire, une mentalité, une façon de s’entraîner et de penser, et c’est comme ça qu’on devient champion. Le plus important pour moi, et c’est pour cela que je suis champion, c’est d’avoir pris le bon wagon, d’avoir accepté de quitter la Ligue des Champions avec Séville pour rejoindre Marseille, qui n’était pas en Ligue des Champions. J’ai su me montrer aux yeux de l’entraîneur et j’ai su éclater tous mes concurrents directs" conclut-il avec le sourire.

Newsletter Diables Rouges

Recevez régulièrement des nouvelles de nos Diables Rouges !

OK