Absence d'Hazard et De Bruyne : des Diables moins créatifs mais toujours aussi réalistes

Kevin de Bruyne et Eden Hazard absents face au Danemark.
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Kevin de Bruyne et Eden Hazard absents face au Danemark. - © GIUSEPPE CACACE - AFP

Samedi soir, les Diables ont fait le travail face à une saillante équipe du Danemark. Au terme d'une rencontre maitrisée de bout en bout et malgré quelques frayeurs, les Belges se sont imposés 0-2 et entament de la meilleure des manières leur Nations League. 

On notera au passage que ce succès, aussi étriqué soit-il, a été arraché sans les maîtres à jouer belges habituels, Kevin de Bruyne et Eden Hazard. Le premier était au chevet de sa femme qui venait d'accoucher et le second, encore occupé à peaufiner sa forme physique, a pris place sur le banc sans monter au jeu.

Des absences conjuguées que les supporters des Diables ne sont finalement pas habitués à voir. Depuis la prise de fonction de Roberto Martinez en septembre 2016 et donc 44 matches disputés, ce n'est que la 4e fois que ni Eden Hazard ni Kevin de Bruyne participent à une rencontre. 

Et si, lors des premiers affrontements sans leurs maestros, les Belges n'étaient pas parvenus à remporter la mise, balbutiant quelque peu leur football (1-1 face à la Grèce en 2017 puis 3-3 face à la Russie dans la foulée), ils avaient méritoirement supplanté l'Angleterre lors du dernier match de la phase de poules de la défunte coupe du monde (0-1, but de Januzaj).

Des Diables moins "beaux" mais plus cyniques

Hier face au Danemark, les Diables n'ont pas forcément brillé dans le jeu. Mis sous pression par des locaux qui défendaient et pressaient très haut en première mi-temps, les défenseurs belges ont, par moments, abusé de longs ballons, offrandes désespérées vers Lukaku. Les flancs, occupés par Thorgan Hazard et Timothy Castagne et véritables rampes de lancement offensives habituelles, ont, eux été désertés, le jeu se fluidifiant principalement dans l'axe.

Secteur où l'absence de Kevin de Bruyne s'est malgré tout faite ressentir. Régulateur servant de liant entre la défense et l'attaque, KDB est passé maître pour se faufiler entre les lignes et apporter le surnombre offensivement. Surnombre que Axel Witsel, dont ce n'est pas forcément le rôle, et Youri Tielemans n'ont amené qu'à de trop brèves intermittences.


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Brillant dans ses sorties de balle, Tielemans a eu moins d'impact dans la création. Mis sous pression par un bon Eriksen, l'ancien Anderlechtois a, comme beaucoup de partenaires, préconisé la sécurité dans ses passes au détriment d'une audace salvatrice dans la création. Secteur où le grain de folie et la vista d'un Eden Hazard en pleine possession de ses moyens auraient fait des ravages. 

Au final, malgré un dispositif visiblement en manque d'idées, de rythme et d'automatismes, les Belges ont gagné ce match. Comme souvent ces derniers mois. Parce que ces Diables-là, échaudés par le fantôme français qui les hante toujours depuis la dernière Coupe du monde, ont acquis un certain cynisme. Un réalisme qui fait que, même sans briller, même en étant dominés par séquence, ils parviennent à remporter les trois points.

Hier, c'est sur leur première et quasiment unique occasion de la première mi-temps que les Diables ont fait exploser le verrou danois. Ensuite, ils ont laissé passer l'orage avant de planter le but du K.O sur un baroud d'honneur en fin de match. Cela fait donc une 11e victoire consécutive pour des Belges, moins fringants mais toujours aussi pragmatiques.

Parce que plus que la pratique de ce beau jeu qui faisait leur force en Russie, les Diables, devenus plus matures, plus appliqués, sont dorénavant focalisés sur une seule chose : gagner. Avec ou sans la manière. Et avec ou sans le binôme Hazard-De Bruyne.

 

 

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