Un ancien Ultra Mauve : "Les fumigènes, l'expression du ras le bol de notre équipe"

Pour comprendre les motivations qui ont poussé les supporters anderlechtois à provoquer l’arrêt du Clasico vendredi soir au Standard, nous sommes allés à la rencontre d’un fan de longue date du Sporting, ancien membre du O Side, l’historique noyau dur des supporters Mauves et Blancs.

Pour lui, "ce qu’il s’est passé au Standard devait arriver." Et, contrairement à certains supporters qui avaient fustigé la direction du club à l’issue de la défaite face à l’Antwerp, pour cet ex-Ultra, le vrai souci, ce sont les joueurs : "Les supporters savent très bien qu’on n’a pas une équipe du niveau d’Anderlecht. Tout ça fait en sorte qu’il y a un problème. C’est quelque chose que nous on ne peut pas accepter." Plus que le niveau de jeu, c'est le fait que le Sporting d'Anderlecht ne fait plus peur qui pose problème pour ce supporter: "avant les équipes venaient à Anderlecht  et disaient si on prend un point, on est content. Maintenant ils viennent pour gagner et ça, c’est quelque chose que nous on ne peut pas accepter, surtout comme ancien supporter. Ce n’est pas possible. Si on est un vrai Anderlechtois, on n’accepte pas ça."

Ne pas accepter la situaion, c'est une chose mais l'utilisation, assez dangereuse, des fumigènes était-elle une bonne solution? "Je ne dis pas que c’est la bonne solution mais comment s’exprimer autrement ? Si on sort dans la rue, ils ne sont pas d’accords, si on lance des pétards ils ne sont pas d’accords. Mais si vous regardez les images vous verrez qu’ils n’ont pas jeté les pétards en direction des supporters du Standard ni vraiment derrière le but. C’était sur le terrain. Ils ont jeté pour jeter, pas pour blesser. C’est vraiment l’expression du ras le bol de notre équipe. Le ras le bol de devoir souffrir car cette équipe qui n’a pas le niveau d’Anderlecht. Mais si on jette un pétard sur le terrain, ce n’est pas une agressivité mais juste pour montrer notre désespoir. "

Et quant à savoir si ce genre de comportements de la part de certains membres du public anderlechtois se reproduira, notre interlocuteur ne sais pas vraiment nous répondre: "Je ne sais pas, c’est possible mais je ne peux pas vous répondre. Si on a fait 34 fois la fête (Ndlr : pour les 34 titres de champion de Belgique) c’est rare qu’on ait fait des manifestations. On a manifesté mais jamais à ce point là. Et on veut continuer à faire la fête et on espère que Coucke et son team ont compris ça."

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