Tomislav Ivic est décédé

Tomislav Ivic
Tomislav Ivic - © Belga

Tomislav Ivic, ancien entraîneur d'Anderlecht et du Standard, est décédé à Split à l'âge 78 ans annoncent les médias croates.

Tomislav Ivic était l’entraîneur le plus performant de l’histoire. Ce titre lui a été décerné en 2007 par le quotidien italien la Gazetta dello Sport, eut égard à ses 8 titres de champion décrochés dans 6 pays différents. Ses détracteurs lui reprochaient son jeu défensif, voir même négatif, mais son impressionnant palmarès plaide pour lui. Un entraîneur qui gagne a toujours raison, et Ivic a presque tout gagné.

Chez nous, c’est d’abord à Anderlecht qu’on fait sa connaissance. En 1980, c’est la fin d’une génération au Sporting. Les Van Himst et Rensenbrinck sont partis, et le club, qui court après le titre depuis 7 ans, se cherche un nouveau souffle. Ivic va le lui donner en développant un jeu complet, où tout le monde défend et où l’accent est mis sur la récupération de balle, un football en avance sur son temps. Grand tacticien, l’entraîneur yougoslave est aussi un grand passionné.

Ivic est très exigeant avec ses joueurs, et les résultats suivent. Anderlecht décroche le titre et réalise un magnifique parcours européen qui le conduit jusqu’en demi-finale de la Coupe des champions où il est éliminé de justesse par Aston Villa. Mais en 1982, après deux défaites d’affilée, dont un sévère 1-4 infligé par le Standard, le Yougoslave est remercié.

Six clubs et cinq pays plus tard, c’est à Porto qu’Ivic connaît sa plus grande réussite. En quelques mois, il y décroche, un titre, une coupe, une Supercoupe d’Europe et une Coupe Intercontinentale.
 
En 1998, revoici Ivic en Belgique, au Standard cette fois. Pour une saison complète et une pige de quelques mois la saison suivante. Mais cette fois, le succès n’est pas au rendez-vous. Sous la direction du technicien croate, les Rouches n’arrivent pas à se mêler pas à la lutte pour le titre mais disputent néanmoins deux finales de Coupe de Belgique, perdues toutes les deux.

Une malaise cardiaque ne l’empêche pas de quitter Liège pour rejoindre Marseille, où l’attend son ami Bernard Tapie.  Après une nouvelle alerte de santé et un détour en Arabie, Ivic revient une dernière fois en 2006 au Standard pour diriger la toute nouvelle Académie. Il n’y reste que quelques mois avant de profiter d’une retraite sur les hauteurs de Split, sa ville natale.

Le football a perdu un grand entraîneur. Il vivait nuit et jour pour le foot, et tant Anderlecht que le Standard ont gardé une place toute particulière dans son cœur. Merci à vous aussi, mister Ivic.

J.Helguers avec M.Debiève
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