Thomas Chatelle sur la débâcle des clubs belges : "Il va falloir se remettre en question"

Jeudi soir, Bruges et Genk, les deux dernières équipes belges engagées en Europa League ont subi une véritable déconvenue en se faisant éliminer respectivement par Salzbourg et le Slavia Prague. Plus que les défaites et les éliminations, c'est l'ampleur des scores (0-4 pour Bruges et 1-4 pour Genk) qui fait réfléchir.

Pour notre consultant, Thomas Chatelle, c'est surtout sur le plan physique que les clubs belges ont pêché : " On ne s'attendait évidemment pas à cette contre-performance, surtout du côté de Genk puisque le Slavia semblait être un adversaire abordable. Je pense qu'on a sous-estimé la force physique des Tchèques, les Genkois sont restés complètement passifs face à la façon de jouer du Slavia. J'ai été surpris par leur capacité à faire mal sur le plan physique et athlétique. Quasiment tous les joueurs adverses ont eu un carton jaune, ils étaient constamment à la limite et Genk n'a jamais su trouver le répondant physique nécessaire. Cela pose question, ce n'est pas la première fois que Genk souffre face à une équipe qui mise plus sur l'aspect physique que footballistique."

Alors s'agissait-il d'un manque de motivation et d'ambition côté belge ? "Non, pas forcément. C'était plutôt un off-day pour Genk et une mi-temps où on est passé complètement à côté pour Bruges. Des deux côtés, on a subi, trop subi face à des joueurs plus forts dans les duels."

Le cas Pozuelo n'est toujours pas réglé

Et quand on lui demande si ces deux lourdes défaites peuvent laisser des traces, Chatelle répond par l'affirmative : "Oui, on est dans une période cruciale en championnat, les deux équipes sont en course pour les play-offs 1 et pour le titre. Heureusement, elles ont des matches de haut niveau ce weekend (NDLR : Genk accueille l'Antwerp tandis que Bruges se déplace à Anderlecht). C'est souvent comme cela qu'un groupe peut réagir, en jouant un match à enjeu. A Genk, il va falloir régler une fois pour toute le "problème Pozuelo". Il y a clairement eu un avant et un après Pozuelo. En deux semaines, beaucoup de choses ont changé dans l'équilibre du vestiaire. Du côté de Bruges, le problème du gardien Horvath n'est pas nouveau. On dirait qu'il y a un traumatisme à ce poste depuis deux ans. Il y a eu plusieurs erreurs de casting surprenantes de la part de la direction, plus souvent habituée à faire des bons choix. La situation de Leko n'est pas évidente non plus. Cela allait un peu mieux depuis la victoire contre Genk mais là, de nouveau, ça va remettre certaines choses en question."

Et au moment d'aborder la problématique du championnat, de savoir si le format actuel de la Pro League explique les résultats en dents de scie des clubs belges en Europe, la réponse de Chatelle se fait plus brève et laconique : "Evidemment qu'il va falloir se remettre en question."

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