Tchéquie, Biélorussie, Estonie : les "petits" adversaires des Diables laissent des bons souvenirs et un traumatisme

Les Diables rouges ont été versés dans le groupe E en vue d’une qualification pour la Coupe du monde 2022. Outre le pays de Galles, qui fera figure de concurrent des Belges pour la première place, la Belgique retrouvera trois autres pays sur son passage en vue du Qatar 2022. Il s’agit de la Tchéquie, de la Biélorussie et l’Estonie. Passage en revue de ces nations qui évoquent tantôt des bons souvenirs, tantôt de l’inconnu.

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La Tchéquie et le péno de Wilmots

La Tchéquie laisse un excellent souvenir aux Diables. Celui d’un soir de novembre 2001 où un penalty provoqué par Gert Verheyen et converti par Marc Wilmots qualifiait les Diables pour la Coupe du monde 2002 en Corée du Sud et au Japon. Qualifiée une seule fois pour le tour final d’un mondial (en 2006 en Allemagne), la Tchéquie court derrière sa performance de 1996, lorsqu’ils avaient atteint la finale de l’Euro, battus par l’Allemagne d’Oliver BierhoffDepuis, les Karel Poborsky, Pavel Nedved, Milan Baros ou Petr Cech ont traversé l’histoire footballistique du pays avec des réussites (demi-finale de l’Euro 2004, quart de finale en 2012) et des échecs, comme le prouve l’absence de la nation lors des trois dernières coupes du monde. Aujourd’hui, les stars s’appellent Tomas Vaclik, Tomas Soucek ou Michael Krmencik, l’attaquant brugeois. Comprenez : pour les noms ronflants, on repassera, mais en revanche le collectif est bien là. L’équipe a obtenu sa qualification pour l’Euro 2020 en se payant le luxe de battre l’Angleterre à Prague (2-1). Son groupe à l’Euro est composé… des Anglais, de l’Ecosse et de la Croatie, et cela devrait agir comme révélateur du niveau de cette équipe.

L’Estonie, le carton (presque) plein

Six matchs, cinq victoires. Les affrontements face à l’Estonie ont presque toujours tourné à l’avantage des Diables. L'accident de parcours est arrivé sur la route vers la Coupe du Monde 2010, une défaite 2-0 à Tallinn pour le deuxième match de Dick Advocaat en tant que sélectionneur des Diables. La Belgique était alors déjà éliminée depuis longtemps de la course à la qualification.

La dernière rencontre marquante a eu lieu en 2016 lorsque les Belges avaient ridiculisé leur opposant en leur infligeant un score de 8-1. Signalons que c’est lors du match retour en Estonie (victoire 0-2 et des Diables avec un short jaune…) que Radja Nainggolan a définitivement perdu crédit aux yeux de Roberto Martinez. Le jour du match, l’Anversois était arrivé en retard à la théorie et le sélectionneur ne le lui avait pas pardonné. Au pays d’Ott Tanak, on espère avant tout pouvoir exister dans ce groupe en prenant des points face à la Biélorussie, inconnue de nos services.

La Biélorussie, petite inconnue

Fut une époque où un fan de football averti pouvait vous citer un joueur de biélorusse sans sourciller : Aleksandar Hleb par exemple, passé par le FC Barcelone et Arsenal. Un véritable biographe d’Anderlecht aurait pu y ajouter Sergey Krivets ou Vitali Rodionov, deux des bourreaux du Sporting avec le BATE Borisov, qui avaient privé les Mauves de Ligue des champions en 2008, pour l’un des échecs les plus terribles pour le club bruxellois en Ligue des champions. A l’époque, le BATE était la vitrine du football biélorusse, la majorité de l’équipe championne du pays se retrouvait d’ailleurs en équipe nationale une fois venues les trêves. Mais depuis la fin de l’époque dorée du BATE, c’est un peu le trou noir. L’équipe nationale ne s’est jamais qualifiée pour la phase finale d’un tournoi majeur et n’a pas réussi à s’illustrer face à des adversaires de valeur similaire en Nations League. Lors de la défunte édition, les Biélorusses avaient échoué derrière l’Albanie mais devant la Lituanie et le Kazakhstan.

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