Standard, tout semble en ordre pour la licence…

Après la trêve dictée par les prestations des " Diables Rouges ", le championnat entrera dans sa phase finale début avril. Un sprint passionnant qui pourrait déboucher sur un top 4 sans Anderlecht, Charleroi et le Standard. Qui l’eût cru ou même osé le pronostiquer à l’entame de cette saison ?

Pour les deux grands clubs wallons, il s’agira même de batailler ferme pour décrocher le ticket pour les P02. Même si le Standard aura droit à une deuxième session avec la finale de la Coupe de Belgique contre Genk, le 25 avril prochain.

Plus calme que l’an dernier ?

Mais le foot belge se joue aussi dans les coulisses actuellement. L’Auditorat des licences de la Fédération (à savoir Nils van Brantegem et ses assistants) a terminé l’examen des dossiers des licences professionnelles en vue de la saison prochaine. Prochaine étape : la validation, ou non, par la Commission des Licences de l’Union belge. Laquelle peut encore, le cas échéant, demander des explications complémentaires aux clubs avant l’octroi de la fameuse licence. Rappelons que, l’an dernier, Mouscron, Ostende et le Standard s’étaient vus refuser le précieux sésame en instance… avant d’obtenir gain de cause devant la CBAS. A l’époque, cette période, inédite, de turbulences avait donné pas mal de sueurs froides aux supporters des trois clubs.

Cette année, le système des licences a quelque peu changé. Le suivi financier des clubs est plus continu et non plus annuel comme par le passé. Avec aussi la mise en place de feux clignotants pour avertir les clubs, au besoin. Il a également été institué une sorte de fair-play financier à la belge, calqué sur le modèle de l’UEFA. En gros, sur les trois dernières années, les clubs ne doivent pas avoir plus de dépenses que de recettes sportives. Un calcul quelque peu en trompe-l’œil puisque dans la colonne des recettes, certains clubs ont eu recours à d’importantes augmentations de capital depuis 3 ans Trois exemples frappants : 20 millions pour le récent champion Unioniste, 32 millions pour Anderlecht et près de… 63 millions pour l’Antwerp. Une nouvelle preuve que les deux derniers clubs sont totalement dépendants de leurs (très) fortunés propriétaires que sont respectivement Marc Coucke et Paul Gheysens.

Crise sanitaire… et salutaire ?

Dans l’état actuel des dossiers de licences, un élément déterminant doit être aussi pris en ligne de compte : celui de la crise sanitaire. Les clubs ont connu un important déficit de recettes ces derniers mois. Et cela risque fort d’impacter leur budget pour la saison prochaine. Il va falloir preuve d’ingéniosité, ou de sacrifices, pour rembourser les abonnements des supporters, les propriétaires de business-seats, les loges, ou encore les sponsors qui, tous, ont payé pour la saison 2020-2021. Et qui n’ont pas eu droit à une saison normale, ou si peu (quelques matchs en huis clos partiel en début de saison). Ce paramètre risque d’être déterminant pour expliquer la relative mansuétude dont pourrait faire preuve la Commission des Licences. Sans compter que la Fédération n’a plus envie de revivre le long cauchemar virtonais de l’année dernière. Un bras de fer juridique qui avait, in fine, débouché sur une victoire du club gaumais devant l’Autorité Belge de la Concurrence. Ce qui devrait permettre par ailleurs à Virton de réintégrer la division 1b la saison prochaine. Une série dont les contours demeurent encore assez flous à l’heure actuelle (0, 4 ou 8 équipes U23 dans ce championnat ?).

Ok pour le Standard ! Quid pour Mouscron ?

Enfin, les premières infos, officieuses, commencent à filtrer. Le dossier du Standard serait en ordre. Mais une augmentation de capital reste à l’ordre du jour du côté de Sclessin. Le président Bruno Venanzi cherche toujours de nouveaux investisseurs pour entrer dans l’actionnariat du club.

Feu vert aussi apparemment pour la licence de Seraing, bien parti par ailleurs pour disputer les barrages pour la montée en D1A. Reste le cas Mouscron. Dont l’avenir est toujours en forme de point d’interrogation Sur le plan sportif tout d’abord. Le club va-t-il se maintenir au sein de l’élite ? Et quelles sont les réelles intentions de Gérard Lopez, l’actionnaire majoritaire ? Les récents retards de paiements de salaire préfigurent-ils l’arrivée de nouveaux nuages dans le ciel du Canonnier ? Le club sera-t-il convoqué pour des compléments d’informations ? Réponse dans les prochains jours car, hier, le CQ mouscronnois Pierre Huys n’avait toujours reçu aucune nouvelle de la Fédération concernant la licence…

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