Six clubs hennuyers dans le collimateur de l'ONEM

Six clubs hennuyers dans le collimateur de l'ONEM
Six clubs hennuyers dans le collimateur de l'ONEM - © Tous droits réservés

Quelques clubs hennuyers de D1 et D2 amateurs ont quelques soucis à se faire pour les prochaines semaines. Car la véritable croisade menée par l’auditeur du travail du Hainaut Charles-Eric Clesse contre le travail au noir passe désormais à la vitesse supérieure.

Gaspard Navez, président de l’ACFF, l’association des clubs francophones de football, a reçu par recommandé un courrier émanant de l’ONEM qui instruit un dossier en vertu des pouvoirs de recherche conférés par le Code pénal Social aux inspecteurs sociaux de l’ONEM. Un peu surpris par la teneur de la missive, le président l’a ensuite transmise aux 6 clubs hennuyers concernés, à savoir Châtelet-Farciennes pour la division 1 amateurs et 5 clubs de la division 2 amateurs : l’Olympic de Charleroi (dont l’absorption par Châtelet pour la saison prochaine est officieusement acquise), la RAAL La Louvière, l’Union Royale La Louvière-Centre (qui a obtenu sa licence et jouera donc la saison prochaine en division 1 amateurs), les Francs Borains et enfin l’Entente Acren Lessines

Il s’agit en réalité de la phase 2 de l’action menée depuis des mois par Charles-Eric Clesse, l’auditeur du travail pour la province du Hainaut.. Cette fois, l’auditorat et l’ONEM ont demandé toutes les feuilles de match depuis le 26 aout 2018, à savoir le coup d’envoi de la présente saison footballistique. Ils veulent comparer les feuilles de match  avec les données de l’ONEM afin de vérifier si des joueurs qui sont inscrits au chômage n’auraient pas oublié de déclarer  soit leur statut de bénévole, soit leurs éventuelles rémunérations.

Rappelons qu’aux yeux de la loi sur les plate-formes associatives (6000 euros maximum par an) ou sur le bénévolat (1600 euros maximum par an), les footballeurs évoluant en divisions nationales ne sont pas concernés par ces statuts particuliers…Et ne pourraient donc pas cumuler ces sommes avec des allocations de chômage !

Cela risque donc de faire pas mal dégâts d’autant que dans les semaines à venir le fisc et l’ONSS risquent, eux aussi, de se réveiller pour réclamer leur dû rétrospectivement aux clubs concernés par l’enquête en cours.

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