Saison blanche ou reprise dans le foot amateur : le comité de crise attend le 22 janvier

Saison blanche ou reprise dans le foot amateur : le comité de crise attend le 22 janvier.
Saison blanche ou reprise dans le foot amateur : le comité de crise attend le 22 janvier. - © FRANCK FIFE - AFP

Le comité de crise de l’Union Belge a décidé d’attendre le prochain comité de concertation pour prendre position sur l’orientation de la saison 2020-2021.

Faut-il conserver un tout petit espoir de disputer un championnat corrigé (15 rencontres) cette saison chez les footballeurs amateurs ? La question était sur la table du comité de crise de l’Union Belge (RBFA, Pro League, ACFF et Voetbal Vlaanderen) ce mardi 12 janvier en tout début d’après-midi.

Les différentes parties ont échangé durant près de deux heures pour décider de ne rien… décider aujourd’hui ou plutôt d’attendre le vendredi 22 janvier et le prochain comité de concertation du politique et des experts pour prendre une orientation fort probablement définitive à ce propos. Un nouveau comité de crise, prévu en principe le lundi 25 janvier devrait ensuite officialiser une décision ferme des autorités du foot.
 

En clair, celles-ci ne veulent rien précipiter tant que le politique et les experts n’ont pas fermé toutes les portes d’une reprise d’activités sportives et surtout tant que d’un point de vue calendrier, il reste de la place pour à la fois reprendre des entraînements, à certaines conditions et disputer une compétition sur un total de quinze matches, avec ouverture des vestiaires et des buvettes.

Même si cela n’a pas été clairement exprimé, chacun a bien compris que dans une petite dizaine de jours, il serait cette fois difficile de jouer encore les prolongations : plus que jamais, la saison blanche sera alors la première et seule option.

10 à 15.000 € de pertes ?

Du côté des clubs et des joueurs, les hésitations des dirigeants, les indécisions commencent à agacer. Difficile de comprendre qu’une situation x sera autre dans dix jours, surtout au regard des chiffres et des recommandations du moment.

Et à propos, si saison blanche il devait y avoir, cela aurait-il vraiment un gros impact financier sur les clubs amateurs ? A quelques exceptions près, tout le monde sera en (légère) perte sur l’exercice 2020-2021 surtout si plus aucune manifestation n’a lieu d’ici juin, nous rétorque-t-on dans plusieurs cercles francophones de D2 acff. La situation est sans doute similaire dans les D3 et provinciales.

Beaucoup pourront limiter la casse, mais seules les entités bien gérées jusqu’alors et pouvant notamment compter sur des avances de trésorerie de dirigeants en période délicate prennent les choses avec une certaine philosophie. Rémunérer dix entraîneurs de jeunes quand c’est le cas de clubs de label 3, en misant sur les seules cotisations n’est pas rentable. Il faut avoir en tête que celles-ci prennent aussi en compte les packs équipements. Sans rentrées buvettes en complément des séances pour les moins de 13 ans, le club ne fera pas de vrais bénéfices, nous assure-t-on.

Pour le reste, et à titre d’exemple, à cette période de l’année, il y a bien souvent la citerne de mazout à remplir – Il faut toujours chauffer un minimum les pièces, même si celles-ci sont fermées et en précision d’une éventuelle réouverture, les couloirs menant aux toilettes restent accessibles et donc chauffés, honorer des avances en électricité – Il reste des entraînements de jeunes en semaine – , des cotisations et assurances joueurs à verser à l’Union Belge, des cotisations à la SCA (surveillance de la chaîne alimentaire), les assurances incendie, responsabilité civile, pour certains, la taxe foncière, l’entretien de défibrillateurs, le remboursement d’un crédit lié à des travaux d’infrastructures, etc...

Bref, une saison sans plus de match et buvette pour un club de D2 acff reconnu pour sa saine gestion pourrait se résumer à une perte d’exercice de l’ordre de 10 à 15.000 €. Pourrait-elle encore être limitée par un geste du Politique après celui de la Fédération ? Il y a lieu de ne pas trop rêver. " Le plus raisonnable est de préparer la saison 2021-2022 dès maintenant, oublier la compétition et plutôt miser sur l’un ou l’autre repas de club début d’été, un tournoi d’entité, des sixtes ou des manifestations toutes amicales, en extérieur lorsque la météo sera bien plus clémente et surtout le virus bien moins présent, font remarquer les quelques dirigeants interrogés. On limitera la casse de cette pandémie avec l’une ou l’autre rentrées plus tard."


 

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