Que devient Sa Pinto, l'entraîneur volcanique qui a ramené au Standard sa dernière Coupe ?

La saison 2017-2018 du Standard restera une parenthèse folle dans l'histoire du Standard. Passés par le fond du classement, qualifiés pour les PO1 au forceps, vainqueurs de la Coupe de Belgique et passés à un cheveu de souffler le titre au FC Bruges, les Liégeois ont livré cette saison-là un panel complet de ce qui fait du Standard un club à part. Avec un homme tout aussi improbable à la barre : Ricardo Manuel da Silva Sa Pinto. Incandescent, excessif et redouté, il a fait vivre aux Rouches une saison mémorable, finalement balayée par le retour de Michel Preud'homme. Mais que devient aujourd'hui Sa Pinto ?

20 mai 2018. Le Standard boucle un tour de PO1 inespéré. Après avoir gagné la Coupe de Belgique en battant Genk, les Liégeois terrassent tous leurs opposants et passent à deux doigts (à une main ?) de souffler le titre au Bruges d'Ivan Leko. A Charleroi, le Standard en termine par un match nul 0-0 qui scelle son titre honorifique de vice-champion de Belgique. Sa Pinto est porté en triomphe par son groupe s'en va haranguer les tribunes liégeoises enivrées de cette réussite encore impensable quelques mois plus tôt. Pourtant, lorsqu'il remonte vers la salle de presse quelques instants plus tard, sa mine se durcit. Escorté par ses adjoints, il se présente face aux micros et ne passe pas par quatre chemins. "This was my last game as a coach for Standard de Liège. It is my decision", dit-il fièrement, de sa voix éraillée. Clap de fin sur la saison du Portugais, chassé par le retour de Michel Preud'homme au club et qui, malgré les meilleurs résultats du club en dix ans, n'a pas été prolongé.

Douze contrats en neuf ans

On dit d'un joueur qui change de crèmerie chaque année qu'il manque de stabilité, voire qu'il est un mercenaire. Que penser du bilan de Sa Pinto, le coach ? En neuf ans comme entraîneur principal, il a coaché 11 clubs différents, dont la formation grecque d'Atromitos à deux reprises. Il reste en moyenne moins d'un an dans un club lorsqu'il y passe. Son bail le plus long reste pour l'instant le Standard de Liège, qu'il aura coaché pendant 42 rencontres et avec lequel il aura disputé une saison entière.

A la suite de son départ de la Cité Ardente, Sa Pinto a démarché dans plusieurs championnats pour retrouver un club. Il l'a finalement trouvé dès la saison suivante au Legia Varsovie. En Pologne, il reprend une équipe triple championne en titre mais sera finalement limogé avant le terme de la saison. " Il y avait une ambiance détestable dans le vestiaire, des disputes incessantes avec les arbitres, un manque de respect : c’était devenu insupportable", avait alors déclaré le président du club Dariusz Modiuski. Comme un air de déjà-vu. Même constat à Braga, où il passe durant cinq mois la saison suivante, avant d'être débarqué après des résultats largement en-dessous des attentes du club.

Deux mois au Brésil avant un nouveau C4

Pour rebondir après ses deux échecs successifs, Ricardo Sa Pinto est engagé fin octobre 2020 au club de Vasco de Gama, en première division brésilienne. Dans le club cher à Romario, Sa Pinto ne fait pas long feu. Après deux mois et une série noire qui plonge le club dans la zone de relégation, il est à nouveau débarqué. Le dernier rebond en date a lieu du côté de la Turquie. Arrivé en janvier de cette année au club de Gaziantep -où évolue Kevin Mirallas, il compte pour l'heure un bilan de 3 victoires, 4 nuls et 4 défaites. Dans un championnat pas réputé pour la durée de vie de ses entraîneurs, Sa Pinto devra rapidement forger des résultats pour espérer s'inscrire dans la durée.

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