Pour le coach de Francfort, c'est le match-clé

Pour le coach de Francfort, c'est le match-clé
Pour le coach de Francfort, c'est le match-clé - © Arne Dedert - Arne Dedert/dpa

Il a beau avoir changé de nom, mode du "naming" oblige, le stade est toujours bel et bien là, à l’orée du bois et avec ses tours jumelles. Ce bon vieux "Waldstadion" dans la banlieue de Francfort. Francfort-am-Main pour être précis. Pour ne pas la confondre avec le Francfort-sur-Oder, dans l’ancienne RDA….

Souvenirs, souvenirs… En 2006, nous étions dans la même enceinte pour y commenter un inoubliable quart de finale de Coupe du monde entre le Brésil et la France, 0-1 but de Thierry Henry. Le match où Zinedine Zidane avait offert un véritable récital… Mais dont le mondial devait lamentablement tourner en eau de boudin avec son exclusion en finale quelques jours plus tard….

Avec un titre de champion d’Allemagne (en 1959), trois coupes nationales et une coupe de l’UEFA, l’Eintracht (terme signifiant la concorde en français) Francfort n’émarge pas vraiment à la catégorie des grands de la Bundesliga. Comme le Bayern, Dortmund ou le HSV, même si le club hambourgeois a depuis fait la culbute en deuxième division.

Dans l’histoire des coupes européennes, le nom de l’Eintracht reste aussi associé à une mémorable finale de coupe des champions en 1960 contre le Real. Une victoire… 7-3 des Madrilènes pour leur cinquième trophée consécutif. Devant les 130.000 spectateurs de l’Hampden Park. Et avec trois buts de Di Stefano et quatre de Puskas !

Et puis deux joueurs locaux, leurs photos figurent en bonne place dans la vitrine aux trophées, ont été champions du monde en 1974 avec la Mannschaft. Bernd Hölzenbein, qui provoqua le penalty en finale, et la "star" de Francfort à l’époque: Jürgen Grabowski qui joua ici toute sa carrière….

Chaude ambiance

Au fil des décennies, le club de la Hesse a alterné le bon et le moins bon. Septièmes du dernier championnat, les hommes d’Adi Hütter (l’entraîneur autrichien a succédé à Nico Kovac, parti au Bayern, début de saison dernière) ont aussi signé une remarquable campagne européenne, échouant aux portes de la finale de l’Europa League face au Chelsea d’Eden Hazard.

Cette saison, ils sont désormais sur un bon "trend", hélas pour le Standard. La défaite initiale, 0-3, subie contre Arsenal dans ce groupe F n’a pas altéré le moral des troupes. Depuis, les Allemands sont allés s’imposer à Guimaraës dans le deuxième match de poule et le coach considère, sans doute à juste titre, que cette double confrontation avec les Liégeois sera décisive dans ce mini–championnat. Même si les débordements de certains supporters face à Strasbourg en tour de barrage ont provoqué un huis-clos, très partiel (un bloc de mille supporters derrières les bancs de touche), l’ambiance sera chaude, très chaude. Le stade est sold-out avec 50.000 supporters dont 2600 Liégeois.

En championnat, Francfort reste sur une solide victoire 3-0 contre Leverkusen. Ses points forts se nomment Ronnow (le gardien danois a fait oublier Trapp, blessé) Costa, Kamada (qu’on a bien connu à Saint-Trond la saison dernière), Kostic ou autre Dost, l’ex-buteur de Wolfsburg sur les assists de De Bruyne. Bref, une équipe bien armée dans tous les secteurs de jeu. Pour éviter la déroute comme à Arsenal, le Standard devra rester quoiqu’il arrive dans son organisation. Même s’il encaisse rapidement dans la rencontre comme ce fut le cas à l’Emirates d’Arsenal il y a peu. Vendredi dernier, l’Eintracht menait déjà 2-0 après 16 minutes de jeu.  Filip Kostic, le déroutant ailier serbe, avait rapidement donné le tournis à Weiser, remplacé après une demi-heure. Voilà déjà Colins Fai prévenu…

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