Philippe Montanier et le Standard, un triste samedi d'hiver en bord de Meuse

L'impuissance de Philippe Montanier face aux problèmes du Standard
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L'impuissance de Philippe Montanier face aux problèmes du Standard - © BRUNO FAHY - BELGA

En repensant ce matin à ce Standard-St Trond, plusieurs images me restent, tristes ou fortes.

Et d’abord, ce groupe d’inconditionnels, massés sur le trottoir à l’extérieur de ce stade désespérément vide mais visibles depuis le terrain dans l’espace entre deux tribunes. Au coup d’envoi et avant que la police ne les prie de se disperser, ils ont harangué leurs joueurs : " Bougez vos c… " puis entonné un de leurs chants fétiches quand les choses vont mal en bord de Meuse : "… pour l’amour du maillot que vous portez sur le dos, même si vous ne l’méritez pas nous, on est là ". Puis plus rien ! Les 11 joueurs et leur entraîneur livrés à eux-mêmes, face à des Canaris plus déterminés, plus rapides, plus en confiance. Et pourtant lanterne rouge.

Le gros plan TV du visage de Philippe Montanier après le 1er but trudonnaire (dès la 5e minute) faisait peine à voir aussi. Dépité, incrédule, peut-être déjà résigné. L’homme aime son métier et son équipe, il s’est pleinement investi dans sa mission, il sait qu’il a échoué et que le couperet va tomber. Un échec de plus dans sa carrière.

Voir certains Rouches évoluer hier était affligeant également. Contrôles ratés, passes simples manquées, tirs dans les nuages, lenteur, manque de confiance, duels perdus… laifis, Gavory, Bastien, Bokadi, Carcela, Amallah, Lestienne, et d’autres, ne sont plus que l’ombre des bons joueurs qu’ils ont été jadis.

Le marquoir, après 95’, qui affiche 1-2. Et ces autres chiffres : 4 défaites consécutives (dont les deux dernières contre la lanterne rouge), 7 points sur 30 pour les 10 dernières rencontres, une 11e place au classement avec un indigne 25 sur 57 au total de la saison.

Le visage d’Alexandre Grosjean au micro de Mathieu Istace, annonçant le limogeage de l’entraîneur, m’a touché. Le regard et la voix du Directeur général étaient tristes, ses propos sincères je crois : " Humainement ce sont des moments difficiles, on avait tissé de bonnes relations, et Philippe Montanier aimait le Standard. L’échec n’est pas seulement celui du coach mais un échec collectif ".

Et finalement, c’est peut-être ça le plus triste et le plus inquiétant ? !

 

 

 

 

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