Ses multiples casquettes, son frère, Mazzu, Charleroi, Mehdi Bayat se livre dans la Tribune

Mehdi Bayat était l’invité de La Tribune. Président de l’Union belge, patron de la commission technique, l’administrateur-délégué de Charleroi, et frère de l’influent Mogi Bayat, il multiplie les casquettes. Il jongle aussi avec les mots avec aisance pour répondre aux interrogations.

Son rôle à l’Union belge

Jamais quand il est arrivé en Belgique dans le sillage de son oncle Abbas, il n’aurait imaginé devenir un jour le "Big boss" du football belge. "Toutes mes fonctions me prennent de l’énergie", reconnait-il. "Tout le monde parle de conflits d’intérêts mais personne n’a parlé de la situation qui a fait que j’en suis là. Cela fait 17 ans que je suis en Belgique. J’ai appris mon métier pendant 10 ans à Charleroi avant d’en devenir le patron. Je suis ensuite passé par la Pro League où j’ai démontré ma capacité à mettre l’intérêt général en avant. Je suis ensuite monté progressivement à la fédération à un moment où celle-ci était malade. Avec une situation financière catastrophique. Avec Bart Verhaeghe et Gérard Linard nous avons fait l’analyse puis décider de travailler à la professionnalisation de la fédération. On s’est battu pour que chaque département soit indépendant".

Bart Verhaeghe s’est concentré sur le FC Bruges, Gérard Linard a été atteint par la limite d’âge. "A ce moment, j’ai décidé de me positionner pour rester dans la continuité de ce que nous avons fait et aller au bout de la phase de transition dans laquelle nous sommes. On vit dans un monde où le plus important est la confiance. Si je suis là où je suis, c’est que des personnes ont voté pour moi. C’est pour moi la plus grande marque de respect. J’ai un mandant de deux. Et je ne sais pas si je serai candidat à ma propre succession. S’il y a un meilleur candidat que moi, je serai le premier à le soutenir", affirme Bayat qui travaille son Néerlandais.

"J’ai pris des fonctions qui aident le Sporting de Charleroi mais pas parce que je pense d’abord au Sporting. Je suis persuadé si le football belge se porte bien, si la fédération se porte bien, indéniablement, cela aura un impact sur Charleroi et tous les autres clubs."

Le départ de Mazzu et les contacts avec Hein Vanhaezebrouck cet été

Les Zèbres ont connu une petite révolution avec le départ du mage Mazzu vers Genk. "J’ai vécu difficilement le départ de Felice Mazzu. On avait une relation fusionnelle. C’était aussi difficile pour le public qui avait très peur en début de championnat".

Pour remplacer le chouchou du public carolo, Hein Vanhaezebrouck a été cité. "Si je savais que j’aurais pu avoir Hein Vanhaezebrouck comme entraîneur, j’aurais été heureux et content. Mais je savais qu’il n’avait pas comme projet de venir à Charleroi". Une affirmation confirmée directement par le principal intéressé. "J’avais décidé de n’aller dans aucune équipe belge, donc cela n’a rien à voir avec Charleroi", a répondu HVH.

Sur Mogi Bayat, son frère

Son frère a été impliqué dans le Footgate, sa réputation a forcément été entachée. "Le plus important en ce qui le concerne, c’est que c’est quelqu’un de compétent. S’il travaille encore aujourd’hui (en Belgique et à l’étranger) malgré la période difficile par laquelle il est passé, je ne vois pas pourquoi pas, je devrais en tant que dirigeant pénaliser mon club s’il est capable de faire de bonnes choses pour le Sporting. Jusqu’à preuve du contraire, il est toujours présumé innocent. S’il est condamné, je respecterai la loi comme tout le monde".

Sur le futur de Charleroi

L’avenir des Zèbres s’écrit avec le plan "Horizon 2024" dont le projet phare et la construction d’un nouveau stade de 22.000 place à Marchienne-au-Pont. L’avenir passera aussi par les jeunes du club. "Nous avons quadruplé le budget de la formation. On veut nourrir l’équipe première avec deux jeunes par saison".

 

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