Martinez à propos de Pascal Struijk : "J’aime son caractère et ce qu’il est, mais nous n'avons pas encore pris notre décision"

Récemment, la presse hollandaise a révélé que Roberto Martinez était en discussion avec Pascal Struijk pour rejoindre les rangs de notre équipe nationale. De citoyenneté néerlandaise, le joueur évoluant à Leeds en Premier League est en fait né à Deurne, et pourrait donc jouer pour les Diables Rouges.

Invité exceptionnel de l’équipe de "Complètement Foot", notre sélectionneur national a évoqué l’intérêt porté à l’égard du joueur âgé de 21 ans. "Il y a deux choses à évoquer à propos de cette situation. La première, j’ai toujours dit très clairement que notre fédération devait être proactive. Nous ne sommes pas une fédération qui réagit sous la pression. Nous devons donc jouer les premiers rôles. Et je pense qu’avec Pascal, ça a été le cas."


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Au micro de David Houdret, Pascal Scimè et Thomas Chatelle, Roberto Martinez admet suivre Pascal Struijk depuis plus de 18 mois. "J’ai été très impressionné par ses performances lorsqu’il a commencé à jouer pour Leeds en Championship. Nous devons regarder vers l’avenir, or nous n’avons pas ce genre de profil. Un défenseur central gaucher. C’est un joueur dynamique, très présent et qui peut jouer à différentes positions. Nous avons probablement le gratin du football mondial avec Jan Vertonghen ou Thomas Vermaelen, mais ce sont des joueurs qui ont plus de trente ans."

Plus vite nous pourrons faire travailler des jeunes joueurs avec nos anciens, mieux ce sera pour le futur du football belge. Et c’est une des raisons pour lesquelles Pascal est un nom que nous avons très vite essayé de contacter.

Si l’intérêt est donc réel envers Pascal Struijk, d’autres nouveaux joueurs pourraient également être appelés chez les Diables. "Pour le moment, c’est l’un des joueurs que nous avons vus qui pourrait correspondre à ce critère. Nous allons prendre une décision à l’approche du camp en mars. Avec Pascal, il y a encore deux ou trois joueurs que nous essayons d’attirer, mais je ne dirai pas les noms. Ils jouent à des positions où nous avons besoin de développer des jeunes joueurs plus rapidement qu’à d’autres postes. Parce que je ne veux pas que nous nous retrouvions dans des situations où nous perdons un ou deux joueurs et où tout d’un coup nous paniquons et nous devons les remplacer en urgence."

Et Roberto Martinez espère que les cadres présents chez les Diables encadrent les jeunes qui arrivent. "Nous parlons de la meilleure génération de footballeurs que nous ayons eue en Belgique. Je veux qu’ils aient un grand impact sur les générations à venir. Ainsi, plus vite nous pourrons faire travailler des jeunes joueurs avec nos anciens, mieux ce sera pour le futur du football belge. Et c’est une des raisons pour lesquelles Pascal est un nom que nous avons très vite essayé de contacter. J’ai parlé avec Pascal il y a longtemps. J’aime son caractère et j’aime ce qu’il est. Mais actuellement, nous n'avons pas encore pris notre décision."
 

Une défense à 3 ou 4 ? Martinez veut de la flexibilité

D'autres questions se posent aussi par rapport à la défense. Pourrait-on passer à une vraie défense à 4 dans certains matches pour stabiliser notre secteur défensif ? Le coach prône la flexibilité : "Nous ne sommes pas prisonniers d'un système. Dans le football moderne, il faut être flexible et parfois un trio arrière convient à nos joueurs. Mais parfois il faut aller vers une défense à 4 à cause de l'opposition et de la forme de vos joueurs. Si vous vous souvenez de la Coupe du Monde de 2018, il y a des matches où nous avons joué à trois derrière, des matches où nous avons joué à quatre derrière. En possession, nous étions à trois derrière et quand nous n'avions pas la possession, nous étions à 4 derrière. Et je pense que ce système sera toujours là pour essayer d'aider les joueurs que nous avons. Mais il est vrai que lorsque je suis arrivé en équipe nationale, nous avions probablement les quatre meilleurs défenseurs centraux du football mondial. Vincent Kompany, Jan Vertonghen, Thomas Vermaelen et Toby Alderweireld. Mais ces joueurs ne vont malheureusement pas jouer jusqu'à l'âge de 50 ans. On doit avoir des jeunes joueurs qui apprennent de ces quatre-là et qui sont prêts à continuer pendant les dix prochaines années."

Au-delà du système, la clé pour Roberto Martinez est de travailler selon une approche individuelle : "Je pense que ce qui est important, ce n’est pas de jouer à trois ou quatre, mais de développer les individus qui, lorsqu'ils sont dans l'équipe, peuvent gérer la pression de jouer pour l'équipe N°1 dans le monde. Et c'est ce sur quoi nous mettons le focus, le développement des individus. [...] Je crois vraiment que le football va davantage vers le coaching individuel, le développement individuel et la mise en place de pistes permettant aux joueurs de réaliser leur potentiel. Et puis si vous améliorez les individus, l'équipe s'en trouvera améliorée."

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