Marc Wilmots : "Si je reviens en Belgique, ce sera au Standard"

Marc Wilmots :" Si je reviens en Belgique, ce sera au Standard"
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Marc Wilmots :" Si je reviens en Belgique, ce sera au Standard" - © THIBAULT MORRITZ - BELGAIMAGE

Confiné à Bordeaux, Marc Wilmots s’est confié par téléphone à la RTBF sur divers sujets. Il a d’abord évoqué sa situation actuelle après son départ d’Iran :" J’ai arrêté avec la sélection Iranienne le 15 novembre dernier. J’ai déposé plainte à la FIFA et nous sommes maintenant en procès. J’attends le verdict".

Le Standard, "un club de cœur qui m’a toujours soutenu"

L’ancien diable rouge et joueur du Standard cherche un nouveau club et s’il devait revenir en Belgique, il n’y aura qu’un seul choix possible :" Des agents cherchent pour moi un employeur et j’ai déjà reçu quelques offres, pour le moment on attend. En Belgique ça va se rassembler autour d’un seul club pour lequel j’ai joué et qui est le Standard de Liège. C’est mon club de cœur qui m’a apporté énormément de choses et m’a toujours soutenu. Même en 1994 après mon arrêt avec l’équipe nationale, le public a été formidable avec moi. On s’est toujours bien entendu, c’est un club intéressant".

Il rajoute ensuite :" Je reviendrai alors dans un club qui m’a beaucoup apporté dans ma carrière de joueur et pour lequel j’ai toujours été supporter. Aujourd’hui, il y a quelqu’un qui est en place, on ne peut jamais dire j’ai envie d’aller là ou là, ça dépend des circonstances. Il y a des contrats qui doivent être respectés. Il faut que tout s’aligne pour le club et pour l’entraîneur."

Le coronavirus

Marc Wilmots aborde ensuite le délicat chapitre du Coronavirus : "Il faut prendre son mal en patience, maintenant, le marché est à l’arrêt. Je pense que pour les agents et les joueurs la situation actuelle est compliquée. Pour les clubs aussi car il y a des budgets à tenir. Mais on ne va tout de même pas se plaindre par rapport à ce que certaines personnes vivent. Il y a des gens qui meurent, d’autres qui soufrent à l’hôpital, le foot passe pour moi au second plan."

Faut-il rejouer au foot ?

L’ancien entraîneur national aborde ensuite le délicat dossier de la reprise ou non des championnats. Voici son avis :"Faut-il continuer ou pas ? Si oui, à quel moment reprendre la compétition ? Les clubs doivent-ils organiser des stages avant la reprise ? Comment les organiser et avec quels effectifs ? Comment tout cela va-t-il se passer ? Pour le moment, il y a beaucoup de questions mais personne n’a la réponse. Il y aura sûrement une crise financière après cette épidémie, énormément d’entreprises vont souffrir et ça a déjà commencé avec Brussels Airlines. C’est également difficile pour tout le monde, chacun a des charges à payer, le foot va également souffrir et je pense qu’au niveau financier, on se dirige plutôt vers le bas. Ce qui me semble logique."

L’exemple Allemand

Il parle ensuite de la reprise du championnat en Allemagne :" Les Français ont arrêté, les Italiens pensent reprendre, les Espagnols aussi. Donc beaucoup de joueurs reprennent petit à petit le chemin des entraînements. Je crois que c’est une bonne chose de continuer si tout est mis en place pour la sécurité des joueurs et de l’encadrement. J’ai un peu suivi ce qui se passe en Allemagne, les équipes ont été mises en quarantaine depuis une semaine et ils ont été testés deux fois. Ils ont le moyen de le faire et ils ont un service médical qui est au top. De plus, j’ai lu dans une interview qu’il y a moins d’une chance sur cent qu’un footballeur soit gravement malade du coronavirus. Ils sont en pleine santé dans la tranche d’âge entre 18 et 35 ans. Donc il y a très peu de risque et j’espère que tout se passera bien. Un entraîneur qui n'a pas respecté les consignes a été écarté. S’ils ont donné le feu vert, c’est qu’ils ont une certaine garantie, sinon il ne l’aurait pas fait."

Le foot sans spectateurs ce n’est pas du foot !

Vient ensuite le délicat problème de la présence de spectateurs dans le stade ou pas ? Comme toujours, Marc Wilmots à un avis très tranché :" Le foot sans spectateurs, ce n’est pas du foot, première chose. On a besoin d’émotion, d’adrénaline. Ce sont les supporters qui nous aident dans le stade. Il y a 80.000 personnes à Dortmund, c’est indescriptible quand on est sur le terrain. Je comprends la frustration des supporters, mais que peut-on faire d’autre ? Je pense que garnir à nouveau les tribunes aujourd’hui, ce n’est pas possible. Donc on prend la moins mauvaise solution. J’aime aller au stade mais bon on peut suivre les matches à la télévision. Toutes les équipes sont sur le même pied. On peut continuer le championnat et designer le champion, les descendants et les qualifiés pour l’Europe."

Les Diables Rouges et l’Euro

Enfin la conversation se termine sur nos Diables Rouges et leur chance de briller à l’Euro l’année prochaine :"Dans un an on ne sait pas comment seront les joueurs. S’il y a des blessés, il faudra voir au moment même. Ils auront en tout cas tous un an de plus. Cela pourrait poser problème dans notre défense de fer et nos quatre joueurs titulaires. L’équipe a déjà connu des soucis en défense et d’autres joueurs sont venus et ont bien joué. Maintenant, je vois des joueurs comme Bornauw qui évolue à Cologne ou Vanheusden qui pointe le bout du nez. C’est de bon augure pour la Belgique. L’équipe aura un an de plus et donc aussi un an d’expérience en plus. Elle arrive à maturité avec une moyenne d’âge de 28 ou 29 ans comme Kevin De Bruyne. Ils arrivent au sommet de leurs carrières. Ils ont encore deux tournois très proches pour décrocher un titre. Ce serait magnifique."