La Tribune – Une coupe du monde tous les deux ans ? La réponse des consultants de la Tribune à Arsène Wenger

Il persiste et signe ! Coincé dans ses convictions personnelles depuis quelques mois, Arsène Wenger a réaffirmé, au micro de l’Equipe, son envie d’organiser une coupe du monde tous les deux ans. "Après 2024, il y a une possibilité de changer le format" a fièrement expliqué l’ancien coach d’Arsenal.

Une annonce qui a évidemment fait grand bruit et fait réagir pas mal d’observateurs. Et si une minorité a applaudi le projet du Français, une immense majorité a, à contrario, fustigé ces déclarations. Sur le plateau de La Tribune, les consultants de Benjamin Deceuninck ont débattu sur le sujet ce lundi. Et le moins que l’on puisse dire c’est que le scepticisme régnait.

"Cela donne moins de prestige à la compétition. On est bien organisés là depuis quelques années avec un Euro et une Coupe du monde tous les deux ans donc je ne vois pas pourquoi on viendrait s’embêter à tout changer. Puis en plus, on voit bien que le niveau de la Coupe du monde n’est pas celui de l’Euro" clame Cécile De Gernier d’emblée.

"Les clubs se plaignent déjà alors qu’elle n’a lieu que tous les 4 ans, imaginez un peu su c’était tous les deux ans. Arsène Wenger était un entraîneur extraordinaire, qui a tout gagné, donc le voir absurdités pareilles, je suis étonné" renchérit Philippe Albert. "Marco Van Basten, l’un des meilleurs attaquants du monde, voulait stopper le hors-jeu. Ce sont des gens qui, avec toute l’expérience qu’ils ont, devraient sortir d’autres choses…"

Moins de qualifs et plus de matches à enjeu ?

"L’un de ses arguments de Wenger c’est de dire qu’il y a des qualifications plus courtes et donc moins de trêves internationales" tempère Swann Borsallino. "Je pense qu’il ne faut pas dire non simplement au prétexte que c’est de la nouveauté mais il ne faut pas non plus être traité de vieux cons si on est contre. Tout va très bien, y a des compétitions tout le temps. Il y a tellement d’autres maux dans le football actuel pour l’instant donc pour moi c’est au bas de la liste des changements à faire."

De son côté, Benjamin Deceuninck se fait l’avocat du Diable en s’écartant de la vision européocentriste pour se mettre à la place des Australiens qui rêveraient peut-être d’avoir davantage de matches de haut niveau : "Avec le recul, j’aurais peut-être dit oui pour nos Diables il y a dix ans. Peut-être qu’ils en auraient gagné une…" explique Albert.

"Un des arguments ce serait de dire qu’il y aurait plus de matches à enjeu mais c’est déjà ce qu’on nous disait avec la Nations League" ajoute Thomas Chatelle.

Bref, vous l’aurez compris, nos consultants étaient quasiment tous défavorables à cette ébauche de projet menée par Arsène Wenger. Aura-t-elle lieu ? La réponse dans quelques mois.

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