La Tribune : Eby Brouzakis, "Quand deux coaches se plantent avec la même équipe c’est peut-être que le problème vient du noyau"

Ce lundi, nous avons préfacé La Tribune avec Eby Brouzakis, journaliste de la rédaction des sports dans notre Facebook Live hebdomadaire. Il a répondu à vos questions. Et, à contre-courant de beaucoup d’observateurs, Eby nous a expliqué avoir en partie apprécié la franchise affichée par Mbaye Leye lors de son interview après le Clasico, où il affirmait peut-être manquer du matériel nécessaire à l’ambition des Rouches.

"Ça m’a surpris. Mais je vais d’abord remonter un peu plus loin, Mbaye Leye dès le départ il m’a bien plu dans sa communication. Dans le sens où il ne parlait quasiment qu’en bien de son équipe. Il la défendait très fort. Il ne parlait pas de l’adversaire, il ne parlait pas de l’arbitre. Puis il y a eu cette rencontre contre OHL à domicile, où là il a stigmatisé l’entraîneur adverse, ça m’a un peu surpris. Je me suis dit 'tiens, Mbaye, ce n’est pas ton style'. C’est quelqu’un d’extrêmement intelligent, qui maîtrise très bien l’art de la communication. Ici j’ai été surpris parce que le noyau, il ne s’en plaignait pas au départ, quand ça tournait bien. Et maintenant il dit qu’il est un peu court."

Mais Eby ne pense pas pour autant que le coach des Liégeois a tort : "Je suis surpris de sa communication, après pourquoi pas, quelqu’un qui dit les choses telles qu’il les ressent. Moi je ne suis pas contre, dans le métier que l’on exerce. Je pense même qu’il a plutôt raison. Quand deux coaches se plantent, où ne parviennent pas à aller là où ils voudraient aller, avec la même équipe, c’est peut-être que le problème vient du noyau. Je ne pense pas que Montanier était un idiot, et je ne pense surtout pas que Mbaye Leye est un idiot. Sa communication m’a surpris, mais elle a le mérite d’être claire, franche et honnête donc pourquoi pas."

Les propos de Mbaye Leye étaient-ils plus proches d’une analyse d’un consultant que de celle d’un coach ? "Oui peut-être mais c’est un jeune coach. Dans le métier que l’on exerce, c’est particulier, quand quelqu’un fait de la langue de bois, on le fustige un petit peu. Et là on a quelqu’un qui dit les choses telles qu’il les pense, il est très bon à l’interview de manière générale. Mais il est peut-être encore un petit peu jeune dans l’apprentissage de son métier de coach. Et peut-être n’aurait-il pas dû dire cela. Il l’a dit et pour nous, en tant que journaliste on a quelque chose, on a de la matière. Il dit les choses telles qu’il les ressent. Peut-être qu’il aurait dû garder ça pour l’intérieur de son vestiaire. Je pense qu’en grandissant dans son métier de coach il maîtrisera davantage ce qu’il peut ou ne pas dire."

Pas une déclaration calculée alors ? "Non, je pense qu’il a parlé avec son cœur. C’est quelqu’un d’extrêmement sincère. Je le redis, je ne trouve pas qu’il a tort sur le fond. J’ai été surpris par la forme. Il a dit ça de manière très franche, sans tourner autour du pot, il a répondu à question, tout simplement."

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