La Ligue accuse le gouvernement grec de "chantage"

La Ligue grecque de football s'est insurgée mardi contre la menace de "chantage économique" brandie par le gouvernement pour stimuler la lutte contre les violences en recrudescence lors de matches dans le pays.

Réagissant à des propos du secrétaire général aux Sports, Panayiotis Bitaxis, qui a menacé lundi de suspendre le financement du football via l'établissement public des jeux (Opap) si les violences lors des matches n'étaient pas contenues, la Ligue a publié un communiqué qualifiant cette idée de "chantage économique" et d'"arbitraire".

"Le problème ne peut être résolu par la Ligue seule ni par ses 16 clubs membres sans coopération avec la police, les autorités, les associations de supporteurs et tous ceux impliqués dans les matches", est-il plaidé dans le communiqué.

"Au lieu d'une coopération étendue, l'Etat cherche à nous faire chanter économiquement en proposant de suspendre la collaboration entre la Ligue et l'Opap", est-il ajouté.

La Ligue a assuré faire son possible pour lutter contre les violences qui ont connu une nette recrudescence ces derniers jours. Elle a rappelé avoir infligé un total de 1,95 million d'euros d'amende lors de la saison dernière, un montant deux fois plus important que la saison précédente.

Dans ce contexte, la Ligue a invité M. Bitaxis "à revoir sa position et à poursuivre le dialogue, avec pour objectif principal d'arrêter les violences", toujours selon le communiqué.

Lundi, ce responsable gouvernemental a déclaré que "les citoyens grecs sont très en colère et frustrés d'avoir à regarder des matches de championnat qui manquent de crédibilité et où règnent la loi de la jungle et la violence aveugle".

Ajoutant que l'Opap subventionnait la première division grecque à hauteur de 23 millions d'euros, Bitaxis a prévenu que l'Etat grec n'octroierait plus de fonds supplémentaires si les violences n'étaient pas contenues.

Plusieurs incidents ont éclaté ces derniers jours dans et autour des stades grecs, faisant des blessés chez les supporteurs. Une stadière a même perdu deux doigts à cause d'un pétard lancé sur la pelouse lors du derby entre le Panathinaikos et l'Olympiakos à Athènes.


Belga

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