"La Lazio, une équipe prévisible et prenable"

Valentin Pauluzzi est le correspondant en Italie pour " France Football " et " l’Equipe ". Quand nous l’avons joint en Italie pour cet entretien à bâtons rompus, il n’a pas dû réfléchir longtemps. " Je ne suis pas spécialement la Lazio. Mais cette équipe n’a de secret pour personne ici. Elle pratique le même jeu depuis quatre ans. Donc pas de souci… "

Quel est le profil de la Lazio ?

"C’est le même groupe, le même entraîneur depuis quatre ans (Simone Inzaghi). C’est cette continuité qui lui a permis de partir du milieu de tableau pour finalement se qualifier pour la Ligue des Champions. La Lazio propose un football assez simple loin de la mode de ces coaches qui veulent absolument avoir la possession. Elle n’a pas honte de jouer la carte de la contre-attaque. A l’italienne hein… Sans tomber dans les clichés. Inzaghi s’adapte beaucoup aux caractéristiques de ses joueurs. Il a un onze bien défini. Justement, peut-être trop défini… Le noyau est peut-être un peu juste pour évoluer sur les deux tableaux que sont la Série A et la Ligue des Champions. "

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La Lazio s’est imposée face au Borussia qui a ouvert le jeu…

" C’est vrai que le Borussia est venu ici à visage découvert. Les Allemands ont laissé des espaces derrière et ils se sont fait avoir comme ça. Je ne connais pas le style de Bruges. Mais c’est un des "petits poucets" de cette Ligue des Champions. Ils vont peut-être verser davantage dans la prudence. Et la Lazio a du mal quand il n’y a pas d’espace. A l’image de Ciro Immobile qui propose une palette assez simple et qui aime profiter des espaces que lui laisse l’adversaire. La Lazio est prenable. Bruges ne part pas battu d’avance. Je le redis, ça fait quatre ans que la Lazio propose la même chose. Dans le onze type, il y a dû avoir trois ou quatre nouveaux titulaires dans ces quatre dernières années. C’est rôdé. Mais elle n’a plus de secret pour personne. La Lazio n’a pas de plan B. Le mercato de la Lazio est indigne de la Ligue des Champions. Le président est décrit comme un radin. L’avantage c’est que les comptes de la Lazio sont en positif. Le président est un aussi le patron d’un club de Série B : la Salernitana. Il s’est contenté de rappeler l’un ou l’autre de ses joueurs qui évoluent en Série B. Il a aussi signé Muriqui qui vient du Fener etc. Pas de quoi renverser le cours d’un match si besoin… "

Un petit mot sur Jordan Lukaku et Silvio Proto ? Le premier a quitté la Lazio pour l’Antwerp. Le deuxième y est toujours mais il est blessé.

" Jordan était un bon élément ici mais souvent blessé. Il était une bonne solution quand il fallait remplacer côté gauche le capitaine Lulic. Il avait sa place dans l’effectif. Il était du niveau de la Lazio, de la Série A. L’entraîneur et les supporters en gardent globalement un bon souvenir. Mais comme il n’était pas fiable physiquement, la Lazio a signé Mohamed Fares. Proto, la Lazio l’avait pris davantage pour son expérience. Elle aime bien encadrer son premier jeune gardien d’un élément plus expérimenté. Il a joué l’an dernier en Europa League mais c’était un peu biaisé. La Lazio avait l’impasse sur cette compétition. Aujourd’hui, il est numéro trois car la Lazio a signé Pepe Reina comme numéro deux. "

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