La France battue par la Finlande à la maison, une "bonne gifle" pour Didier Deschamps

La France ne perd "pas souvent" et la "gifle" reçue mercredi en amical contre la Finlande (0-2) constitue une épreuve nouvelle pour Didier Deschamps, occupé à soigner les blessures physiques et mentales de ses Champions du Monde avant le choc samedi au Portugal.

En octobre, le match des "doublures" contre l'Ukraine (7-1) avait été celui des promesses, comme celle d'Eduardo Camavinga. L'amical de novembre aura été tout l'opposé, avec un zéro pointé ou presque pour ceux censés accroître la concurrence.

Moussa Sissoko dépassé, Steven Nzonzi effacé, Léo Dubois peu inspiré et Wissam Ben Yedder sans impact, aucun n'a marqué de points à sept mois de l'Euro. Seul le nouveau venu Marcus Thuram, avec une entame percutante mais inefficace, s'est distingué.

Didier Deschamps n'a eu aucune consolation du côté des cadres à la relance, à commencer par Olivier Giroud et Paul Pogba.

L'attaquant de Chelsea, utilisé une grosse demi-heure seulement en Premier League depuis un mois, a été très rarement trouvé dans la surface et assez maladroit.

Le milieu de Manchester United a lui raté énormément de duels, se montrant physiquement loin du compte, comme en club.

En défense centrale, Clément Lenglet (Barcelone) s'est fait déposer sur le premier but finlandais, loin de démontrer l'autorité affichée l'an dernier.

Les Bleus ont peiné dans la "générosité, la solidarité, l'agressivité", dixit Didier Deschamps, sélectionneur qui n'a "pas souvent" l'habitude de perdre. "On a pris des buts évitables, et on a donné confiance à l'adversaire. C'est une piqûre de rappel, on a pris une bonne gifle, et je ne vais pas m'attarder trop dessus. Le résultat est logique."

Ses Champions du Monde, invaincus au Stade de France depuis deux ans et demi, connaissent leur troisième revers depuis leur sacre au Mondial 2018, après ceux encaissés aux Pays-Bas en novembre 2018 et en Turquie en juin 2019 (2-0 à chaque fois). Ces trous d'air avaient eu lieu avec les titulaires, devant un public hostile et en match officiel (Ligue des Nations à Rotterdam, qualification pour l'Euro à Konya).

Or cette fois, les Français ont donné l'impression de déposer les armes sans sursaut d'orgueil dans le silence pesant d'un stade de France à huis clos. L'émulation habituelle au sein des Bleus n'a pas semblé fonctionner contre la 55ème nation mondiale.

Heureusement pour Didier Deschamps, le groupe n'a pas le temps de gamberger. Samedi, il y aura une autre équipe de France à Lisbonne pour affronter l'autre cador portugais dans la "finale" du groupe de Ligue des Nations.

Les Bleus ont pris "une belle leçon, de temps en temps ça ne fait pas de mal si on a oublié des choses basiques. C'est le haut niveau, on ne peut pas s'attarder", s'est projeté le sélectionneur, désireux d'aller au Portugal "avec d'autres arguments."

Ses meilleurs atouts pourraient venir de l'infirmerie, à condition que les blessés d'hier soient remis sur pied demain. "Cela va dans le bon sens chaque jour qui passe. J'espère heureusement des retours, certains sont plus prévisibles que d'autres. On est sûr de rien, mais cela progresse", a simplement déclaré Didier Deschamps.

Newsletter sport

Recevez chaque matin l'essentiel de l'info sportive.

OK