L'Union "particulièrement inquiète" du précédent créé par le départ de Selemani à Courtrai

L’Union "particulièrement inquiète" du précédent créé par le départ de Selemani à Courtrai
L’Union "particulièrement inquiète" du précédent créé par le départ de Selemani à Courtrai - © JOHN THYS - BELGA

L’Union Saint-Gilloise se dit "particulièrement inquiète" du précédent créé par le transfert annoncé lundi du Comorien Faïz Selemani à Courtrai. "La bombe que le KV Kortrijk a délibérément placée sous le système de transferts est du jamais-vu", a affirmé le club bruxellois dans un virulent communiqué publié mardi.

Lundi, Courtrai a annoncé l’arrivée de Faïz Selemani. Dans la foulée, l’Union Saint-Gilloise a fait part de sa stupéfaction concernant le communiqué de Courtrai et annoncé "étudier les suites à donner auprès de la Pro League, l’URBSFA et la FIFA".

Mardi, la RUSG est revenue à la charge dénonçant "une attaque directe et incompréhensible du KV Kortrijk à l’encontre de notre système de transferts".

Selon le récit de l’Union, Selemani, lié par contrat jusqu’en juin 2021 avec une option jusqu’en juin 2022, a annoncé personnellement en mai aux médias qu’il allait quitter le club.

Seul Courtrai a envoyé une offre qualifiée d'"irréaliste" par la RUSG et donc refusée. "Suite à cela, le joueur a été contacté personnellement par le management du KVK, sous l’autorité de son président Joseph Allijns, bien connu comme censeur du football belge, occupant de surcroît une position de dirigeant de la Pro League et de l’URBSFA", affirme l’Union. "Il a été reconnu, par le joueur comme par le club de Courtrai, qu’il y avait eu un contact direct avec le management et l’entraîneur du club flandrien."

La situation est alors devenue tendue entre le joueur et son employeur. Selon l’Union, Selemani a prétendu souffrir d’une blessure et donc ne plus pouvoir s’entraîner avec le groupe, tout en exigeant son transfert. Il a ensuite exigé de reprendre l’entraînement en ne respectant pas le protocole médical suite à une blessure.

"Le joueur est alors venu au complexe d’entraînement avec un seul but : saboter l’entraînement collectif. Face à ce triste constat et devant la promesse de sa part que cela se reproduirait le lendemain, notre Club n’eut aucune autre solution que de placer son joueur dans le noyau B."

Un rendez-vous avait été convenu le lendemain matin avec le CEO au siège du club, poursuit le communiqué. "Le joueur brillait par son absence à ce rendez-vous, mais était néanmoins présent au centre d’entraînement dans le même état d’esprit que la veille. Des agents de sécurité, et par la suite la police, ont dû intervenir afin de ramener le calme au centre d’entraînement Unioniste. La même matinée, l’agent de Faïz Selemani envoyait un courrier recommandé demandant de mettre fin contrat de travail de son client. Les raisons invoquées, à charge du Club, sont le placement du joueur dans le noyau B et l’interdiction de s’entraîner avec le groupe." Des faits que le club contestera devant les tribunaux.

Pour l’Union, il "est clair que 'la faute grave' a été créée de toutes pièces par le joueur et son entourage afin de réaliser un transfert sans accord au niveau des clubs, vers le club de son choix."

L’Union Saint-Gilloise se dit "perplexe face à ces événements, non-seulement devant les agissements des parties concernées, mais également devant la manière de contourner les règles en faisant un usage abusif de la 'Loi de 1978'", qui permet à un joueur de résilier unilatéralement son contrat de travail de sportif rémunéré en payant à son club le salaire qu’il aurait dû toucher jusqu’au terme de son contrat.

"La Royale Union Saint-Gilloise se tourne en première instance vers l’URBSFA et la Pro League. Des règles claires existent dans "un code de conduite" qui n’accepte pas les dérives de la Loi de 1978, même si nous savons tous que certains dirigeants n’ont aucun scrupule à enfreindre ce code…", conclut le communiqué.

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