L'Union Berlin et ses traditions dans le grand bain de la Bundesliga

Ce week-end c’est le lancement de la nouvelle saison de Bundesliga et un promu attire l’attention Outre-Rhin. L’Union Berlin va en effet disputer ce dimanche le tout premier match de son histoire en première division, une apothéose pour un club à l’histoire particulière et aux fans atypiques.

Fondé en 1966 du côté est du Mur de Berlin, L’Union a du survivre dès ses premières années dans l’ombre du Dynamo Berlin, le plus gros club de l’Est de la ville, présidé par le chef de la Stasi, la police secrète. A la réunification, l’Union, comme beaucoup de clubs est-allemands, souffre d’importants problèmes financiers et finit par plonger dans les méandres du foot allemand. En 2005, les Unioners sont encore en 4e division mais enchaînent 2 montées en 4 ans. Et après 10 ans passés dans l’antichambre du foot allemand, les Hommes de Fer ont fini par monter au terme d’un barrage avec Stuttgart (2-2 à Stuttgart, 0-0 à Berlin).

Une montée pas forcément appréciée

Dans les tribunes juste après l’accession à la Bundesliga, on pouvait lire sur des pancartes : "Merde On monte". Le genre d’action qui reflète bien le côté très atypique des fans de l’Union Berlin. Des supporters très dévoués, capables d’aller donner leur sang afin d’offrir à leur club endetté les dédommagements perçus par les transfusions. Ou même de venir participer gratuitement à la reconstruction du stade. L’Altër Forestei, traduction la vieille maison forestière, où il est strictement interdit de siffler ses propres joueurs ou bien de partir avant la fin du match. Bref, porté par ses fans, l’Union Berlin est un club de tradition bien loin du foot business qui régit certaines autres enseignes footballistiques.

Un choc d’idées et de culture

Un duel face Red Bull Leipzig, un club fondé en 2009 par le patron d’une célèbre marque de boisson énergétique. Un club qui représente tout ce que les fans de l’Union détestent. D’ailleurs, lors du premier match entre les deux équipes, en 2014 en 2e division, les 20.000 fans Unioner s’étaient habillés en noir et s’étaient tus pendant le premier quart d’heure du match pour protester. Un geste fort que certains Ultras veulent reproduire ce dimanche mais qui créent de dissensions au sein du club. Bref ce premier rendez-vous de l’Union Berlin en Bundesliga est plus qu’un match, c’est aussi un choc de valeurs pour le petit club de tradition désormais pensionnaire des plus hautes sphères du football allemand.

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