Il y a douze ans, la pépite Hazard faisait ses débuts chez les Diables et démontrait déjà toute sa classe

Eden Hazard a fait ses débuts avec les Diables contre le Luxembourg en 2008.
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Eden Hazard a fait ses débuts avec les Diables contre le Luxembourg en 2008. - © MICHEL KRAKOWSKI-JOHN THYS - BELGA

Aujourd’hui, Eden Hazard est l’une des icônes du football belge. Brassard autour du bras, leadership assumé et cannes de feu, il est le fer de lance de cette formidable escouade belge, 3e du dernier Mondial en Russie. A 29 ans, il compte déjà 106 sélections pour 32 buts et 33 passes décisives. Mais au lieu de dresser des nouveaux éloges de notre capitaine, replongeons-nous plutôt dans ses débuts avec les Diables, un soir de novembre 2008. Il y a pile 12 ans donc… dans un partage contre le modeste Luxembourg (1-1).

En pleine traversée du désert, les Diables sont alors au creux de la vague, à la recherche d’une identité et de résultats probants, eux qui n’ont plus participé à un tournoi majeur depuis 2002. Pour conclure l’année 2008 et espérer se refaire la cerise, quoi de mieux qu’un amical face au petit poucet voisin, le Luxembourg ?

C’est donc dans la peau de favoris que les Belges arrivent au stade Josy-Barthel. René Vandereycken aligne un onze dans lequel on retrouve déjà Thomas Vermaelen ou Jan Vertonghen.

Belgique : Proto – Vandenborre, Van Buyten, Simons (67 Simaeys), Vermaelen (46 Daems) – Gillet (84 Overmeire), Vertonghen (46 Vandamme), Mirallas (74 De Sutter), Martens, Huysegems – Sonck (67 Hazard).

Dans une partie fermée, sorte de poker menteur où aucune des deux équipes n’ose réellement se dévoiler, ce sont les Luxembourgeois qui se créent la première occasion, mais Proto (titularisé à la place de Stijnen malade) veille au grain sur une tête du vétéran Strasser.

Léthargiques, les Belges sortent la tête de l’eau par l’entremise de Mirallas. L’ailier droit rentre dans le jeu, et décoche une frappe puissante du gauche qui vient se loger dans la lucarne adverse. Mis sur des bons rails, les Diables pensent gérer la suite. Pourtant, ils déchantent juste après l’entracte. Mutsch profite d’un dégagement raté de Daems pour planter un bel envoi croisé qui laisse Proto pantois.

1-1, ce sera d’ailleurs le score final, preuve que les Diables sont à des années-lumière de l’armada qu’ils sont aujourd’hui.

Vandereycken sort le diamant Hazard de son chapeau

Mais l’essentiel est ailleurs. Alors que les Diables pataugent, empêtrés dans le marquage à la culotte de Luxembourgeois qui vendent clairement leur peau, Vandereycken profite de la traditionnelle valse de changements pour sortir un diamant brut de son chapeau : Eden Hazard, 17 ans à peine et déjà considéré comme l’un des futurs très grands de l’équipe nationale.

Une réputation que le néo-Diable, a semble-t-il, à cœur d’honorer. Après 5 minutes, Eden se lance déjà dans un festival technique dont il nous gratifiera tant de fois par la suite. Isolé côté gauche, il entame un raid solitaire, met deux adversaires dans le vent d’un subtil crochet avant de parachever son récital d’une frappe détournée par le gardien.

Surpris, même le commentateur local s’emmêle les pinceaux en annonçant la belle action de "Maarten Martens" côté gauche.

Non, ce jeune numéro 19, le visage encore juvénile et le regard pétillant s’appelle bien Eden Hazard. Douze ans plus tard, tout le monde connaît désormais ce nom.

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