Il y a 23 ans, Roberto Carlos défiait les lois de la gravité en inscrivant un coup-franc mythique

En football, il y a certains buts qu’on n’oublie pas. Qui restent gravés dans la mémoire des spectateurs. Que les plus jeunes tentent de reproduire dans les cours de récré par après, arborant fièrement les maillots de leurs idoles. Le 3 juin 1997, Roberto Carlos a inscrit l’un de ces buts inoubliables. En plantant le plus beau coup-franc de l’histoire.

Replaçons le contexte. A cette époque, l’Angleterre, l’Italie, la France et le Brésil se retrouvent pour le “Tournoi de France”, prélude à la coupe du monde l’été suivant. Les Bleus et la Seleçao s’affrontent en match d’ouverture.

Après 20 minutes, Romario est fauché illicitement à 40 mètres des cages françaises. Roberto Carlos se place derrière le ballon. “Attention, c’est dangereux, cette distance ne lui fait pas peur” clament Thierry Roland et Jean-Michel Larqué à l’unisson, nichés du haut de leur perchoir de commentateur. Entre ses poteaux, Fabien Barthez s'époumone, fait de grands gestes pour guider ses défenseurs. Pour obstruer la vue du Brésilien et tenter de limiter la casse. 

Le coup de sifflet de l’arbitre retentit. Roberto Carlos prend dix, quinze pas d’élan, recule quasiment jusqu’au rond central. Puis, il entame son rush vers l’avant et fouette le ballon de l’extérieur du pied. Propulsé tel un missile, le cuir prend de la vitesse. Il surplombe le mur, fait mine de s’envoler dans les airs avant de redresser sa course et de finir dans les filets d’un Barthez pantois sur sa ligne. 

Somptueux, prodigieux” sont obligés de constater les commentateurs français. Dans le stade et derrière leur téléviseur, les spectateurs se demandent, eux, comment cette balle a bien pu rentrer. 23 ans plus tard, force est de constater qu’on se pose toujours la question...

 

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