Foot-carnaval et déguisements au top

Pure Banquette du 8 février 2016
Pure Banquette du 8 février 2016 - © Tous droits réservés

Chaque lundi, on débriefe le week-end foot, mais pas que. Passement de jambes et sueur des vestiaires dans Pure Banquette pour évoquer de manière totalement arbitraire ce qu’il s’est passé, ou presque.

Période de carnaval oblige, cotillons et confettis sont de rigueur. C’est la fête jusque dans notre championnat. On avait l’habitude des buts de carnaval, il y en a toujours heureusement, mais ce week-end, tout le monde a voulu se déguiser. À commencer par le championnat lui-même ! Notre compétition parfumée à la bière se donne des airs de Mondial, comme à Rio. Du moins, c’est ce qu’a laissé entendre Laurent Depoitre au terme de la défaite de son club La Gantoise contre le Club de Bruges dans le match pour la 1re place. "Toute façon ce n’est pas décisif, on a l’impression que Bruges a gagné la Coupe du Monde."

Apparemment Laurent a pris le costume de Schtroumpf grognon, pratique vu qu’il joue en bleu. Même s’il est plutôt vert de rage. En tout cas, ça ressemble plus à la Coupe du Monde du carnaval. Surtout quand on voit le stade du Standard. Hirt, les supporters ont offert un tifo sponsorisé par les publicités distribuées dans les boites aux lettres. Ils ont récupéré toutes les pubs, ont coupé dedans et en ont fait des confettis géants. C’était joli. Sauf que c’est resté sur le terrain et que leurs joueurs ont préféré lire les bons plans conso au lieu de jouer au football. Du coup, défaite contre Saint-Trond avec un grand gardien trudonnaire. William Dutoit qui était ravi d’avoir rencontré Victor Valdés, le gardien-star qui a signé au Standard. "Je vais trouver une photo de Victor et demander si c’est photoshop ou la réalité. C’est un plaisir de jouer contre un gardien comme ça, même si aujourd’hui il n’a pas été bon." Allez petit tacle à hauteur de la gorge. Pas sympa.

L’art de se travestir

En attendant, il n’y a pas que les décors qui font penser au carnaval, certains se sont aussi déguisés. À Charleroi, Felice Mazzu a enfilé le costume de danseuse étoile. Digne de Béjart. Chorégraphie chaloupée sous les acclamations des supporters. Mais chez les Zèbres, ce n’est pas le seul artiste. Enes Saglik s’est mis dans la peau d’un acteur. "J’ai voulu dégagé le ballon et j’ai glissé." J'ai glissé chef ! Il aurait postulé pour le remake de la 7e Compagnie.

Mais en pro League, tous ne sont pas comme les Carolos à vouloir porter des déguisements reluisants. Johan Walem, entraîneur mal-aimé et malmené de Courtrai, ancienne star du ballon rond, se remaquille en footballeur. "Certains doivent se regarder dans le miroir, si moi j’étais sur le terrain, ça ne se passerait pas comme ça." Ça doit être sympa dans le vestiaire. Bonne ambiance. Digne d’un carnaval… à 3h du matin quand il ne reste que les gens bourrés.

Langue et délires

Mais qui dit carnaval, dit atmosphère débridée. On comprend mieux cette signification quand on écoute Glen De Boeck qui se grime en avocat de Coulibaly qui a été exclu. "Si un arbitre avant le match dit à mon joueur qu’il doit faire attention parce qu’il a un œil sur lui… Si Coulibaly ment à moi, moi je mens à toi, mais c’est ce que Coulibaly m’a dit avant le match déjà." Donc l’arbitre aurait dit à Coulibaly qui aurait dit à De Boeck qui dit au journaliste que Coulibaly avait un œil. Compliqué de suivre.

Un peu comme les délires de Kévin De Bruyne. Le Diable s’ennuie pendant sa blessure. Il a du temps, du coup il apprend le chinois. Certains nous font croire qu’il dit : "bonne année", nouvel an chinois oblige. En fait, il dit "j’aimerais tant jouer au football américain plutôt qu’à City". Un appel du pied à peine déguisé aux Carolina Panthers qui ont perdu la grande messe de la publicité aux États-Unis et qui auraient bien eu besoin de sa pure vivacité offensive pour battre les Broncos de Denver, vainqueurs du 50e Super Bowl.

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