Felice Mazzu: "Il n'y a aucun contact avec le Standard" (PODCAST)

Felice Mazzu était l’invité de l'émission "Complètement (PAS) Foot", épisode 11, ce dimanche 17 mai 2020 avec David Houdret, Pascal Scime et Joachim Mununga. L'entraineur est notamment revenu sur son avenir et les rumeurs l'annonçant au Standard, ainsi que sur les leçons tirées de son passage à Genk. 

Avez-vous reçu des propositions sérieuses ? "Pour être honnête, il n’y en a pas. À l’heure d’aujourd’hui, j’en suis avec les rumeurs, les articles de presse où mon nom circule une fois à gauche, une fois à droite. Mais au niveau proposition concrète, il n’y a rien à l’heure où on se parle."

Cette semaine, Axel Witsel et Marc Wilmots ont déclaré qu'ils se verraient bien entrainer le Standard. Et vous ? "Axel Witsel et Marc Wilmots, ce sont des icônes du Standard. Ils sont passés par là, ils ont brillé. C’est normal qu’ils aient envie d’y revenir. En ce qui me concerne, la question ne se pose pas aujourd’hui. Si elle doit se poser un jour, éventuellement dans les semaines qui viennent, je pourrai y répondre. Aujourd'hui, il n'y a aucun contact avec le Standard."

Que pourriez-vous apporter au Standard ? "Comme tout entraineur quand il arrive dans un club, il a envie de faire le mieux possible. Et donc apporter mon enthousiasme, mon expérience qui m’a permis d’effectuer 6 belles saisons à Charleroi, et mon savoir-faire. Et faire évidemment le plus possible pour que le Standard soit le plus haut possible."

C’est normal qu'Axel Witsel et Marc Wilmots aient envie d'y revenir. En ce qui me concerne, la question ne se pose pas aujourd’hui. 

Est-ce que l’étranger pourrait être une piste ? "Bien sûr quand vous êtes sans emploi. Si je reçois une proposition sérieuse, qui m’agrée au niveau familial, des commodités, oui bien évidemment.Et de poursuivre : "Je suis un gars de projet et je n’ai pas envie de faire de one-shot. J’ai envie de travailler avec un club qui a envie de moi, d’être dans la durée, de créer un projet. Même si c’est un club qui est peut-être en difficultés à l’heure actuelle. Une équipe avec un projet à long terme, c’est vraiment ce qui m’intéresse.

Êtes-vous un autre coach qu’il y a 6 mois ? Y a-t-il des blessures qui ont été pansées ? "J’espère avoir évolué. Quand on est dans la réussite, on n’analyse pas forcément les choses. Par contre, quand on est dans l’échec, ce qui a été mon cas, on analyse un peu tout. Et effectivement, il y a des grosses blessures. Il y en a qui ont été soignées tout naturellement avec le temps. D’autres blessures resteront à vie, par rapport à mon passage à Genk mais aussi à la manière dont fonctionne le football en règle générale. Mais je dois pouvoir passer au-dessus si je veux rester dans la fonction. Et j'en ai envie évidemment ! Le fait d’avoir changé de club, d’être parti de Charleroi, fait que je vois maintenant le football différemment. Au niveau de l’aspect humain, de la communication, de l’entourage et de tout ce qui peut se passer autour d’un entraineur. C’est vrai que j’étais hyper protégé, défendu, et les résultats en étaient surement une raison à Charleroi. En allant à Genk, j’ai dû apprendre à vivre différemment. Ça m’a fait évoluer. Et si je dois retrouver un club, et je l’espère au plus vite, je pense que cette période de Genk va m’apporter énormément."

Une équipe avec un projet à long terme, c’est vraiment ce qui m’intéresse. 

Que pensez-vous du football à huis-clos ? "Au niveau financier pour les clubs, c’est quelque chose qui pourrait être préjudiciable si ça devait se répéter sur le long terme. Ensuite, au niveau des joueurs, je pense que la perception de l’environnement et l’habitude d’être applaudi et motivé par le public, ça va manquer. Mais je pense que pour les joueurs, même si c’est sans public, c’est déjà une petite victoire parce que ça leur permet d’effectuer leur passion.

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