Europa League : Wolverhampton-Olympiacos : Leander Dendoncker comme un poisson dans l'ombre des Loups

Dendoncker ne lâche rien
Dendoncker ne lâche rien - © Laurence Griffiths/NMC Pool - BELGAIMAGE

Leander Dendoncker n’a jamais été de ceux qui convainquent au premier coup d’œil. Ni à son arrivée à Neerpede, le centre de formation d’Anderlecht, ni lors de ses premières minutes au Parc Astrid, ni à son arrivée en Premier League. Leander Dendoncker cherche rarement à enflammer un stade, à épater la galerie des chercheurs de goals. Mais à la fin, Leander Dendoncker joue.

Pourtant, il avait dû patienter avant de connaître les joies de la Premier League : 15 journées de championnat à regarder les équipiers jouer. 15 journées à apprendre malgré tout. Car Dendoncker est intelligent. Il connaît ses limites. Et ses qualités. Des qualités différentes de celles du noyau qui forme son équipe de Wolverhampton. Un coach portugais, Nuno, suivi par 9 de ses compatriotes dans ses désirs de beau jeu. Quelques Espagnols, une star mexicaine pour agrémenter le tout et au milieu donc, un travailleur de l’ombre belge. Dendoncker ne sera jamais la star de cet effectif sexy, dans lequel on trouve aussi l’explosif Adama Traoré. Il le sait et il joue en fonction. D’ailleurs, il est polyvalent. Il a joué un tiers de ses matchs de Premier League en défense centrale. Sinon, il travaille au milieu. Il court beaucoup (dans le top 30 la Premier League) et surtout il court bien : faites l’exercice ce soir si vous en avez l’occasion : détachez-vous parfois du ballon pour l’observer. Vous verrez le nombre de courses " gratuites " qu’il entreprend. Ces courses qui facilitent la vie des coéquipiers, qui offrent des espaces aux joueurs proches de l’action, qui donnent de la présence aux centreurs. Et finalement pas si gratuites que cela. Leander Dendoncker a été récompensé par 4 buts en championnat cette saison. 6 toutes compétitions confondues, alors qu’il le tente sa chance qu’un match sur deux en moyenne. Intéressant. Car si Dendoncker s’adapte, il a une bonne frappe et un bon jeu de tête (2,5 duels aériens remportés par match). On se rappelle de sa période " Proleague " qu’il a une bonne longue passe, mais il l’utilise peu. On lui demande autre chose et il l’a compris. Son équipe aime le jeu court, technique alors il laisse faire les artistes autour de lui. Et avec Diogo Jota, Jimenez, Moutinho, Neves ou encore Traore, la meute des Wolves n’en manque pas.

Non, Dendoncker ne sera jamais le joueur de cette équipe que l’on citera en premier. Mais il joue. 82% de temps de jeu en Premier League cette saison. C’est dire si son entraîneur aime son sens du sacrifice, appris très jeune dans la ferme familiale. Et du haut de son mètre 88, il ne rate pas un pas de cette jolie danse avec les Loups.

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