"En 30 secondes, tout est niqué !" Grosse frustration lors d'Anderlecht-Standard

Avec un tel casting, le film avait tout pour être excitant. Anderlecht en forme et qui en met plein au fond. Standard qui doit gagner, mais qui ramasse comme une pro de la rue Varin à Liège. Il ne faisait pas trop froid. Tous étaient dressés, parés à une bonne partie. Et pourtant, après à peine une minute, c’est le drame. "Ce scénario-là, personne ne l’avait prévu", insiste Dossevi. "Tu mets toute une semaine pour préparer un match et en 30 secondes tout est niqué !"

Un plan qui a mal tourné. Ou tourné trop vite. Imaginez-vous, ou souvenez-vous, vous vous faites une idée d’une bonne partie. Vous êtes prêts. Au taquet. Ça commence. Quelques secondes et pouf ! Fini. Déception. Pour Anderlecht : ça a été mode grosse domination, sans pour autant conclure avec satisfaction. Pour le Standard : 90 minutes à se faire acculer sans relâche. Et pour le supporter neutre : c’est comme s’il avait loué un porno à la vidéothèque et qu’en rentrant chez lui, après s’être préparé une petite tisane, il s’apercevait que dans la boite c’était Bambi.

Un 0-0 qui pue la défaite. Sauf peut-être pour le Standard, pour qui ça sent la victoire. Ils sont revenus de loin. Ils avaient de solides crampes. Le résultat d’hier, c’est un peu la même sensation que s’ils avaient remporté la Champions League de Cécifoot.

Stade de l’orgasme

Heureusement que d’autres ont eu des plaisirs plus concrets. À Charleroi c’est l’extase. Le stade a été proclamé point G du foot européen. Certains fument après l’acte, Mazzu lui, il chante les supporters. Il explique que "c’est de l’amour. Ils sont nombreux, si je dois me partager avec chacun, ça va être difficile." Ça va être dur surtout. Faudra avoir les reins solides.

Mais ce n’est pas le seul à avoir des kiffes étranges. Très solitaires surtout. Quoi que les plaisirs simples sont parfois les meilleurs. À entendre certains commentateurs s’extasier lors des matches, on se dit que l’orgasme n’est pas loin. Surtout quand il commente un magnifique Waasland-Beveren vs. Westerlo et un vieux 0-0. Il a pris son pied. Après, c’était samedi soir. Coïncidence ? Je ne pense pas. Ces journalistes… "Pour moi les journalistes, c’est comme des canards", dit Chevalier. "Quand on leur donne du pain, ils courent sur vous pour attraper le pain."

Du pain et des jeux, il n’y a que ça de vrai ! Mais une explosion de plaisir ne se contrôle pas. Regardez Roger Federer. 105 ans dans 70 ans. Et le gus vient de s’offrir un 18e Grand Chelem. Comme quoi, on peut prendre du plaisir en béquille et avec une hanche artificielle. Lui, il s’est terminé comme Felice, en chantant. Le seul problème, c’est que ça ne donne pas envie de lui redonner du plaisir pour le coup. Mais bon, entre ça et un 0-0 qui pue, que ne ferait-on pas pour prendre son pied.

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