Du Danemark à Den Dreef: revivez la qualification des Diables rouges pour le Final Four de la Nations League

Du Danemark à Den Dreef : la qualification des Diables rouges pour le Final Four en six matchs
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Du Danemark à Den Dreef : la qualification des Diables rouges pour le Final Four en six matchs - © Tous droits réservés

Les Diables rouges ont validé leur ticket pour le Final Four de la deuxième édition de la Nations League. Cette qualification, c'est celle d'un groupe élargi et remanié sous la contrainte virale. Une qualification actée sans le capitaine de la sélection, présent une seule fois dans le groupe sans la moindre minute prestée. Une qualification qui commence et se termine par un affrontement avec le Danemark. 

Danemark - Belgique : la Maison Blanche prend le pas sur la Maison de verre

Début septembre, les Diables se rassemblent en vue de cette première échéance dans le groupe. Eden Hazard est appelé mais il semble convenu que le Brainois, sur le retour avec le Real, n'ôtera pas son survêtement. Un Real Madrid qui obtient également le retour de Thibaut Courtois en terres ibériques, le gardien n'étant "pas à 100% pour jouer un match", laissant ainsi les journalistes à leurs interrogations voire leurs affabulations quant à un diktat de la Maison Blanche sur la Maison de Verre. Kevin De Bruyne, supposé porter les troupes vers la victoire, déclare également forfait. Il jouit de sa paternité toute récente et ne rejoindra le groupe que dans la foulée. Le match ne laissera pas un souvenir inoubliable, si ce n'est celui-ci : les Diables sont appliqués, marquent quand c'est nécessaire et concèdent peu d'occasions. Un cocktail qu'ils resserviront deux mois plus tard à Louvain face à l'Angleterre. Les artistes du jour se nomment Jason Denayer, décidément à l'aise au coeur de cette défense qu'il pilote avec calme; et Dries Mertens, leader technique autoproclamé, auteur d'un but et d'un assist. 0-2 et une clean-sheet (la seule de Simon Mignolet sur ses quatre rencontres).

Belgique - Islande : Doku : des minutes, un but et un transfert

Ce n'est plus un secret, Roberto Martinez aime élargir le spectre pour songer à l'avenir des Diables rouges, et il n'hésite pas à piocher dans le réservoir national. Le coach est manifestement en amour avec Yari Verschaeren, sélectionné quand bien même ses prestations anderlechtoises sont moyennes ou avec Landry Dimata, repris après une petite poignée de buts inscrits chez les Mauves. Enfin, il est aussi (et surtout ?) ravi du profil de Jérémy Doku, qui dispute ses deux premières rencontres à 18 ans seulement et qui s'offre le luxe de débuter face à l'Islande.
Face à ce petit du groupe, les Diables ont eu la frayeur d'être mené au score, mais ont eu le plaisir de voir que Batshuayi, coincé entre Chelsea et Crystal Palace, répond toujours présent. Titularisé, Michy plante deux buts (dont une ravissante 'Madjer') et améliore encore sa moyenne frénétique chez les Diables. Mertens réalise un magnifique enchaînement et brille pour la deuxième fois en quelques jours. Enfin la défense islandaise, pas fort informée des qualités de Doku, le laisse crocheter pour frapper sur son pied droit. Le jeunot a réussi son baptême du feu et décroche son transfert à Rennes dans la foulée. 6 sur 6 pour les Diables. 5-1 score final.

Angleterre - Belgique : Une première défaite en près de deux ans

Après un partage amical face à la Côte d'Ivoire (1-1) dans une rencontre qui aura permis à Martinez de mettre en avant ses Diablotins et ses doublures (Vanheusden, Mechele, Saelemaekers, Vanaken, Trossard, Bornauw et Kayembe gratteront un peu ou beaucoup de temps de jeu), les Diables s'attaquent à la plus grosse pièce de ce groupe de Nations League. Un déplacement dans le temple de Wembley. La première mi-temps est largement maîtrisée par les Diables qui commettent l'erreur de ne marquer qu'une fois, sur un penalty obtenu et converti par Romelu Lukaku. Une faute légère (mais existante !) de Meunier dans la surface permet aux Anglais de revenir à un penalty partout. Et la rencontre se joue finalement sur une frappe déviée de Mason Mount, qui se loge loin hors de portée de Simon Mignolet (décidément bien installé entre les perches vu la nouvelle absence de Courtois). Les Belges sont frustrés : Yannick Carrasco, qui avait vu un premier but annulé en début de rencontre, rate l'immanquable sur un caviar de De Bruyne. C'est une première défaite en près de deux ans et elle rétrograde les Diables à la deuxième place du groupe.

Islande - Belgique : Lukaku porte la nation sur ses épaules

Quelques jours plus tard en Islande, les Belges se rassurent. Sans Mertens, retenu à Naples par le coronavirus, sans De Bruyne ("en méforme" selon Martinez) et reparti dans la grisaille mancunienne, les Diables sont contraints d'entamer la rencontre avec un trident offensif inédit : Doku, Trossard et Lukaku. Big Rom', déjà bien en verve face aux Anglais, endosse le costume de patron : il se floque le numéro 10 dans le dos (un hommage à sa maman Adolphine), se pare du brassard de capitaine et montre l'exemple sur le terrain. Il inscrit un doublé et fait grimper son total chez les Diables à 55. La cerise sur le gâteau ? Dans le même temps, l'Angleterre est battue à domicile face au Danemark et offrent la première place du groupe aux Belges, qui doivent confirmer leur supériorité lors d'un match retour qui s'annonce explosif.

Belgique - Angleterre : la France ou le Brésil ?

Les Diables accueillent trois lions à Den Dreef pour le rassemblement de novembre. L'équipe récupère un Lukaku un peu blessé, mais doit se passer de Carrasco, Hazard et Castagne. D'emblée, on sent que le match sera un couperet, les Anglais étant un peu plus présents que les Belges dans les duels. Mais la différence se fait dans l'efficacité : Tielemans frappe sur le mollet de Tyrone Mings, trouve l'intérieur du poteau de Pickford et marque. Quelques minutes plus tard, Dries Mertens, libéré de sa quarantaine napolitaine, place un coup franc imparable pour faire 2-0 dans 'son' stade, lui le Louvaniste de service. Sur un corner anglais, Lukaku traîne sur la ligne et sort de la tête un but tout fait : la différence est là. Les Belges sont réalistes, les Anglais non. Les hommes de Gareth Southgate poussent toute la seconde mi-temps, faisant des Diables une équipe repliée à même son rectangle, mais rien ne craque, et encore moins ne rompt. Les Diables éliminent les Anglais en leur laissant la possession façon Belgique-France et rejouent la scène de Kazan façon Belgique-Brésil : ils mènent rapidement 2-0 et évitent le retour de flamme. Décevant selon certains observateurs, et encourageant pour d'autres, ce match restera dans les mémoires lorsqu'on se souviendra de cette campagne de Nations League

Belgique - Danemark : Tielemans et Lukaku assurent la qualification

Pour l'ultime rencontre du groupe, qui s'avère en être la grande finale, les hommes de Martinez livrent une nouvelle prestation pleine d'efficacité. Tielemans, irradiant de classe au milieu du terrain, marque sur la première frappe des Belges. Les Danois sont insistants et recollent au score mais Romelu Lukaku fait plier le match à lui seul. L'attaquant passe à 56, puis 57 buts avec l'équipe nationale en liquidant la défense scandinave, prouvant une fois de plus à quel point le rectangle est son domaine. De Bruyne termine le travail après une boulette signée du duo Courtois-Chadli pour que les Belges valident leur ticket pour le Final Four.

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