De gentils garçons sur un ballon brûlant qui diverge et touche au but

Le foot a fait honneur aux relations au sens large et le moins que l’on puisse dire c’est que c’était chaud. Digne des débuts. Quand les deux partenaires s’apparentent à des lapins privés de carottes. Pourtant avec l’arrivée du froid, c’est normalement retour couette et vas-y qu’on se laisse tout pousser pour se tenir chaud. Enfin, en même temps, dans les vestiaires, c’est rapprochement et compagnie. Et ça se ressent sur le terrain où on essaie de tout faire rentrer qu’importe le moyen.

Ceci dit, c’est préférable car c’est plutôt compliqué. Donc nos footeux usent de bien des stratagèmes pour arriver à leur fin. De vrais acteurs prêts à concocter des remakes un peu spéciaux. Damien Marcq propose la version foot de la chatte sur un toit brûlant. "En première mi-temps, on voulait aller trop vite vers l’avant. Il y a le ballon qui nous brûlait un peu les pieds." Chaud chaud ! Mais un bon match, c’est chaud devant et chaud derrière. L’importance de dynamiser sa rencontre pour mieux séduire. Même si un moment, il n’y a pas que le physique. Il faut aussi amorcer des approches intelligentes pour toucher au but. "On était bien organisé, mais malheureusement le deuxième goal ne tombe pas dans le goal", explique Dion Cools.

Un peu mytho le garçon. Si ce n’est pas dedans, ce n’est pas goal. Ce n’est pas beau de dire que tu as atteint la 3e base ou le Home Run si t’en es encore sur la Banquette. Oh non ! D’ailleurs, on préfère toujours les gens honnêtes. Gage de sécurité. Et ça tombe bien car il y en a plein dans notre championnat. Surtout à Saint-Trond. Là où on peut manger plein de fruits défendus.

Même si William Dutoit n’est pas d’accord avec vous. Parce que les mecs gentils, ils se contentent d’être meilleurs amis. "On a des gentils garçons qui obéissent, qui suivent les règles, ce qu’on leur dit, mais après quand on monte sur le terrain, faut des chiens, faut des guerriers."

Il faut donc être un peu dur, ou beaucoup, c’est selon, pour trouver l’amour. Et une fois en couple, ce n’est pas toujours une sinécure. Heureusement, à Anderlecht, même dans les moments difficiles, ils restent soudés. Tout le monde sur la même longueur d’ondes. "Ça fait 5 mois qu’on est ensemble, le temps n’est plus une excuse, il faut plus de qualités", affirme Deschacht. Et Weiler de répondre : "C’est son avis. S’il dit ça, faut aussi prendre sa responsabilité avec ses équipiers dans le vestiaire." Bonne ambiance. Mais en fait, il y a toujours un temps où les avis divergent. Et dix verges, c’est énorme. Mais l’un dans l’autre, tous s’en arrangent. Et puis, c’est quand même mieux de vivre en harmonie. Plus sein. Il faut être créatif dans sa routine et ne pas lésiner sur les efforts pour la mettre au fond.

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