Laurent Ciman: "Je ne voulais pas partir comme un voleur"

Laurent Ciman
Laurent Ciman - © NICOLAS LAMBERT - BELGA

Avant de rejoindre l'Impact de Montréal lundi, Laurent Ciman disputera son dernier match sous le maillot du Standard dimanche (14h30) contre Anderlecht. "Je ne voulais pas partir comme un voleur", assure le défenseur central des Rouches et de l'équipe nationale belge.

"En cinq ans passés au Standard j'ai vécu des moments merveilleux. J'ai rencontré des gens formidables. Le Standard est devenu mon club de coeur. Mon souhait était de quitter à la faveur d'une rencontre disputée à Sclessin. Le fait que cela soit lors d'un Clasico constitue un hasard qui fait bien les choses.é

Laurent Ciman rejoint le Canada pour permettre à sa petite fille Nina de mieux soigner son autisme.

"Offrir aux supporters liégeois une victoire face à Anderlecht serait évidemment magnifique", poursuit Laurent Ciman.

Rien ne dit toutefois que l'adieu est définitif. "Il est exact que lors de la longue trêve nord américaine, des joueurs reviennent sur le vieux continent pour y combler les mois d'inactivité. Je ne me vois pas ailleurs qu'au Standard. Donc si le club a besoin de moi, c'est une éventualité qui peut être envisagée."

"Le choix du coeur"...

"C'est tout simplement le choix du coeur", a assuré Laurent Ciman (29 ans) pour évoquer son départ au Canada.

"Ma petite fille, Nina, est autiste. Or c'est au Canada que les soins concernant cette maladie sont les plus poussés. Il arrive un moment où la famille compte plus que tout. La MLS est d'un niveau me semble-t-il comparable à celui du championnat de Belgique. Avec notamment plusieurs joueurs issus de la Premier League anglaise, dont certains ont participé à la Ligue des Champions. Marc Wilmots m'a assuré qu'il suivrait mes performances. Tant mieux. Cependant, à présent, c'est la santé de ma petite fille qui passe avant le reste. Mon épouse se renseigne depuis longtemps et il est clair que c'est au Canada que l'autisme est le mieux pris en mains avec un accompagnement permanent. Dès lors lorsqu'un agent m'a contacté pour rejoindre l'Impact de Montréal, je n'ai pas hésité. Je suis très reconnaissant aux dirigeants du Standard d'avoir accepté mon choix et ainsi faciliter mon départ."

A propos de l'Impact Montréal, Laurent Ciman sait objectivement peu de choses.

"L'entraîneur adjoint est francophone. La majorité du noyau aussi. Et, détail amusant, le chef des Ultras est d'origine liégeoise. Pour le reste, les installations ont l'air belles. Je découvrirai tout cela en réel la semaine prochaine."

Belga

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