Roger Laboureur : "On a tous envie de battre la France évidemment"

Ex-voix emblématique de la RTBF, Roger Laboureur était l'un des commentateurs sur les matches des Diables rouges notamment au Mondial 1986 au Mexique. Cette année-là, les Belges avaient écrit une des plus belles pages de leur histoire en atteignant les demi-finales du tournoi.

"On ne cesse pas de me parler de Mexico 86. Donc, si ceux-ci font mieux que les Diables rouges de 86, on ne parlera plus du Mexique. On nous foutra la paix", confie avec le sourire Roger Laboureur à notre micro.

L'ex-journaliste sportif est sous le charme de cette nouvelle génération dorée des Hazard, Courtois, De Bruyne, ... "On sent que ces gars-là se connaissent, s’apprécient et ils se battent les uns pour les autres. C’est surtout cette cohésion dans cette équipe qui me marque", souligne-t-il.

Et de poursuivre : "Je regarde tous les matches seul dans mon salon. Les gens imaginent que je saute et que je crie "goal, goal, goal" à chaque fois que les Diables marquent un but. Mais, c’est vrai que je suis resté ébahi quand j’ai vu le retournement de situation face au Japon, je n’y croyais plus."

Un retournement de situation inouï face aux Samouraï bleus suivi d'une prestation cinq étoiles contre le Brésil, cette Belgique épate.

"Battre le Brésil, c’est le Graal. C’est merveilleux. C’est vrai qu’ils ont bien joué et que tout a bien tourné pour eux. Ils ont joué avec le cœur. On sent que ces gars-là ont du cœur au ventre", concède Roger Laboureur.

Le mérite des bonnes prestations des Belges en revient aussi à Roberto Martinez, le coach catalan de notre équipe nationale.

"Jadis, on disait de Guy Thijs qu’il avait une patte de lapin dans la poche car il avait beaucoup de chance pour les tirages au sort, pour les matches, … Je crois que Roberto Martinez a aussi une patte de lapin. Il y a eu le tirage au sort pour la qualification pour la Coupe du Monde, puis le tirage au sort pour les groupes au Mondial et puis le retour incroyable contre le Japon. Il a beaucoup de chance et sans doute aussi beaucoup de talent", note-t-il.

Place à présent à la France : "J’espère que ce sera un tout grand match. On a tous envie évidemment de battre les Français. On verra, ce ne sera pas facile."

Et de conclure de manière posée : "J’entends tout le monde dire que nous serons champions du monde. Restons calmes, il reste quand même du boulot. Tout peut arriver. On peut être champion du monde facilement mais on peut passer à côté de nos matches aussi."

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