Rajeunie, l'Espagne peut retrouver son trône

Terriblement décevants au Brésil en 2014 (éliminés dès le premier tour) et en France il y a deux ans (défaits en 1/8èmes de finale par l’Italie), les champions du monde 2010 et doubles champions d’Europe 2008-2012 n’en restent pas moins favoris pour remporter la 21ème édition de la Coupe du Monde.

La sélection espagnole peut encore et toujours s’appuyer sur trois des meilleurs clubs européens actuels et sur des talents hors du commun. Le Barça, le Real et l’Atlético régalent les observateurs et leurs résultats en font saliver plus d’un. Douze présences en quarts de finale de Champions League, sept en demie et cinq en finale pour quatre victoires depuis l’échec brésilien. Tout simplement énorme ! Et si on ajoute à ce décompte les succès en Europa League de Séville (2015 et 2016) et de l’Atléti (2018), ça donne le tournis.

Le football espagnol a donc encore de très beaux jours devant lui.

De plus, l’arrivée de Julen Lopetegui en 2016 a donné un coup de jeune à la Roja. Vainqueur des Euros 2012 avec les U19 et 2013 avec les U21, le coach basque a décidé d’installer ‘ses’ hommes (David De Gea, Nacho Fernandez, Dani Carvajal, Thiago Alcantara, Koke, Saul Niguez, Isco et Rodrigo) tout en continuant à s’appuyer sur certains cadres incontournables (Gerard Piqué, Sergio Ramos, Jordi Alba, Sergio Busquets, Andrés Iniesta et David Silva). Exit donc les Cesc Fabregas, Juan Mata, Iker Casillas ou Juanfran. Pour retrouver les sommets ? Présentation.

1/ Le système préférentiel

L’immuable 4-3-3, la possession comme obsession

Depuis la renaissance du football espagnol en 2008 (vainqueur de l’Euro austro-suisse), la Roja s’appuie invariablement sur un 4-3-3 technique qui fait la part belle aux joueurs créatifs. Sans toutefois oublier l’indispensable équilibre.

Avec la science du jeu d’Iniesta, Thiago, Silva et Isco, le danger peut débouler de n’importe où. Sur les flancs, Carvajal, blessé en finale de Champions League et toujours incertain, et Alba sont des atouts offensifs indéniables. Aux avant-postes, la puissance de Costa fait des ravages. Derrière, le trio Piqué-Busquets-Ramos veille au grain tandis que De Gea anéanti les derniers espoirs adverses. Un onze de base d’une incroyable richesse.

2/ Les points-forts

Un nouveau coach, des bases saines

L’arrivée de Lopetegui a permis de redynamiser une sélection dans laquelle s’était installée une trop grande assurance après l’enchaînement historique Euro 2008-Mondial 2010-Euro 2012. Les cadres avaient besoin d’être bousculés. Pas question évidemment de tout chambouler, juste redonner un nouvel élan.

Le 'toque' colle à la peau des Espagnols. Les hommes changent, les principes restent.

 

Entre jeunes et expérimentés, un effectif équilibré

Avec Pepe Reina, Piqué, Ramos, Iniesta, Busquets, Silva et Alba, la Roja peut compter sur sept anciens vainqueurs en compétition internationale. Autour de ces cadres, De Gea, Carvajal, Azpilicueta, Saul, Koke, Thiago, Isco, Asensio et Vazquez ont tranquillement pris leur place dans cet effectif pléthorique.

3/ Le joueur-vedette

Les adieux d’Iniesta ?

Inamovible patron technique de la Selección depuis plus de dix ans, unique buteur et meilleur joueur de la finale de la Coupe du Monde 2010, meilleur joueur de l’Euro 2012 et de sa finale, quadruple vainqueur de la Champions League avec le Barça, Andrés Iniesta est tout simplement l’un des plus grands génies footballistiques du début de ce 21ème siècle. Malheureusement, comme pour tout un chacun, le poids des années se fait doucement sentir.

A 34 ans, l’idole du Camp Nou va plus que vraisemblablement tirer sa révérence en sélection. Il nous reste donc encore quelques semaines pour se délecter de la magie de Don Andrès. Son immense talent se décuple dans les grandes occasions, c’est l’essence même des plus grands.

Avant de faire ses adieux, Iniesta aura à cœur d’offrir un nouveau récital. On s’en pourlèche déjà les babines.

4/ Le parcours qualificatif pour le Mondial

L’Espagne a survolé les qualifications dans son groupe. Les hommes de Lopetegui ont été freiné par l’Italie à Turin lors de la 2ème journée (1-1) mais ont largement dominé la Nazionale à Madrid (3-0) pour (quasiment) valider leur ticket pour la Russie.

Avec 36 réalisations en 10 rencontres, la Roja a prouvé son efficacité offensive. Avec seulement 3 buts encaissés, elle a également fait parler sa solidité défensive. Le tout pour signer un impressionnant 28 sur 30 et ambitionner, avec raison, une deuxième étoile.

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