Lopetegui est "très triste", Hierro n'a "pas le temps de se lamenter"

Fernando Hierro
Fernando Hierro - © PIERRE-PHILIPPE MARCOU - AFP

Julen Lopetegui, sélectionneur de l'Espagne démis ce mercredi de ses fonctions, s'est dit "très triste" de cette situation mais il a souhaité bonne chance à son ancienne équipe, qui doit entrer en lice vendredi au Mondial 2018 face au Portugal.

"Nous sommes très tristes", a lâché le technicien basque alors qu'il était poursuivi par plusieurs journalistes espagnols devant l'aéroport de Krasnodar après avoir quitté le camp de base de la Roja.

"Mais nous avons une équipe magnifique et j'espère que nous gagnerons le Mondial", a-t-il ajouté, lunettes sombres sur le nez et écouteurs dans les oreilles.

Au lendemain de sa nomination surprise comme futur entraîneur du Real Madrid, Julen Lopetegui a été limogé de son poste de sélectionneur, qu'il occupait depuis 2016, le président de la Fédération ayant estimé que le Basque n'avait pas agi correctement vis-à-vis de son employeur et du vestiaire espagnol.

Il a été remplacé au pied levé par Fernando Hierro, qui était jusque-là directeur sportif de la sélection. "Nous devons changer de logiciel, oublier tout cela, nous entraîner et suivre notre feuille de route", a asséné Fernando Hierro.

"Nous n'avons pas le temps de nous lamenter ni de penser à autre chose. Notre objectif, c'est de nous battre pour ce Mondial. (...) Le passé, c'est le passé et nous pourrions en parler pendant des jours mais nous devons être positifs, courageux, aller de l'avant. Nous avons un groupe de joueurs fantastiques, un encadrement fantastique et nous sommes venus ici pour rivaliser", a-t-il ajouté.

Fernando Hierro, qui dispose de maigres références comme entraîneur principal (une saison à la tête d'Oviedo en D2 espagnole), a souligné qu'il ne bouleverserait pas la dynamique de l'équipe, invaincue pendant vingt matches sous l'ère Lopetegui.

"On ne peut pas changer en deux jours ce qui a été construit en deux ans. Par bonheur, une grande partie de l'encadrement est restée avec nous et nous avons commencé à regarder des vidéos du prochain match. Il arrive très vite et nous devons être intelligents, cohérents et savoir que d'ici au Portugal nous n'avons pas beaucoup de capacité de changement", a-t-il rappelé, tout en se voulant optimiste.

"Ce groupe de joueurs a réussi une campagne de qualification fantastique, à un niveau extraordinaire et c'est ce que nous leur demandons : qu'ils soient eux-mêmes, avec leur personnalité. Ce sont des joueurs de très haut niveau et nous avons un joli défi à relever le 15" juin face au Portugal, a-t-il lancé.

Newsletter sport

Recevez chaque matin l'essentiel de l'info sportive.

OK