Les 5 enseignements du parcours des Diables dans ce Mondial

Les 5 enseignements du parcours des Diables dans ce Mondial
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Les 5 enseignements du parcours des Diables dans ce Mondial - © Belga

Outsiders au coup d’envoi du Mondial, les Diables rouges ont rapidement rejoint le train des favoris. Finalement, la France a brisé le rêve de notre équipe nationale en demi-finale. Le but de Samuel Umtiti a refroidi tout un pays. Le coup de tête du défenseur central des Bleus et du Barça nous a clos les portes de l’exploit.

L’heure est déjà au bilan et aux enseignements à tirer de cette Coupe du Monde qui restera gravée dans l’histoire de notre football.

1. Roberto Martinez, le tacticien

Certains observateurs ont émis des doutes sur la fameuse flexibilité tactique dont le coach catalan n’a cessé d’évoquer depuis son arrivée à la tête de l’équipe nationale belge en août 2016.

Son premier coup de maître, il l’a réalisé face au Japon en huitièmes de finale. Menée 0-2 à l’heure de jeu, la Belgique semble au bord du gouffre. Roberto Martinez reste calme sur la touche et au moment où on s’attend à ce qu’il fasse monter un attaquant avec Michy Batshuayi, il surprend en lançant dans la bagarre Marouane Fellaini et Nacer Chadli. Un choix payant et gagnant. Les deux joueurs vont marquer et envoyer la Belgique en quarts comme en 2014.

Et là, l’obstacle est le Brésil et ses 5 étoiles ! Pas du tout impressionné, notre coach fédéral innove avec une animation de jeu qui met tout simplement la Seleçao au tapis. Avec notamment Romelu Lukaku pistonnant sur un flanc et Kevin De Bruyne dans un rôle offensif et central, les Diables vont éblouir la planète football. La qualification pour les demies est acquise avec la manière.

Le rôle du Catalan que l’Espagne découvre dans ce Mondial russe ne s’est pas limité à des choix tactiques. Il a réussi à créer un groupe où tous les joueurs se sentaient concernés. Tout le monde a eu sa chance, à l’image d’un Adnan Januzaj qui a inscrit un but de toute beauté face à l’Angleterre. Adnan Januzaj qui a été la surprise du chef dans la sélection des 23 !

Roberto Martinez a su former un groupe homogène, solidaire et cohérent. Après avoir été la cible de bien des critiques, le sélectionneur de la Belgique a répondu de la plus belle manière : sur le terrain en obtenant des résultats exceptionnels avec, à la fin, une troisième place historique en Coupe du Monde avec la Belgique.

2. L’avenir assuré …

Evidemment, à l’issue de ce Mondial, certains joueurs pourraient être tentés de mettre fin à leur carrière internationale. On pense à Vincent Kompany, Thomas Vermaelen, Mousa Dembélé ou encore Marouane Fellaini.

Mais du talent, il en reste encore. Les Hazard, De Bruyne, Lukaku et Courtois sont déjà des "patrons" et leur rôle ne va pas changer. Sur le plan défensif, un joueur comme Dedryck Boyata s’est révélé dans cette Coupe du Monde en Russie, au point que certains l’auraient bien vu poursuivre après la phase de poules dans le onze de base. Et ce, malgré le retour de Vince The Prince.

Et puis, des joueurs comme Youri Tielemans, Thorgan Hazard et même Adnan Januzaj (dont c’était le deuxième Mondial) ont gagné en expérience.

Pendant deux ans, ce groupe va aussi pouvoir continuer à grandir sous les ordres de Roberto Martinez. En septembre, des éléments comme Timothy Castagne ou Dennis Praet pourraient bien faire leur apparition dans le groupe mais, même si certains joueurs prennent leur retraite, il ne devrait pas y avoir une révolution dans les prochains mois.

Les bases (et même plus) sont bien là pour l’Euro 2020 et même la Coupe du Monde 2022.

Cependant, l'un des grands enjeux du sélectionneur sera inévitablement de trouver de solutions de rechange pour occuper les flancs. On l'a encore vu en demi-finale face à la France, l'absence de Thomas Meunier, suspendu, a été extrêmement préjudiciable.

3. La confirmation Thibaut Courtois

La Belgique a toujours été une terre de gardiens. Thibaut Courtois ne déroge pas à la règle. Il est aujourd’hui l’un, voire le meilleur portier de la planète.

En Russie, le grand Thibaut a fait des merveilles et son match face au Brésil restera à jamais une référence. Il constitue, et ce n’est évidemment pas une surprise, une garantie pour l’avenir de notre équipe nationale.

4. Romelu Lukaku a fait taire les mauvaises langues

Meilleur buteur de l’histoire du football belge (40 buts), Romelu Lukaku a pris une nouvelle dimension dans ce Mondial. Il a, à nouveau, affolé les compteurs.

Romelu Lukaku est désormais co-détenteur du record du nombre de buts inscrits en phase finale de Coupe du Monde pour un joueur belge. L'attaquant de Manchester United a ainsi rejoint ... Marc Wilmots. En plus des 4 buts dans ce Mondial en Russie, il avait trouvé le chemin des filets face aux Etats-Unis au Brésil en 2014.

Par ailleurs, Big Rom est devenu le meilleur buteur Belge dans un tournoi majeur (Coupe du monde + Euro). Avec 7 buts (1 au Mondial 2014, 2 à l'Euro 2016 et 4 au Mondial 2018), il a dépassé Jan Ceulemans (6 buts entre l'Euro 1980, l'Euro 1984, le Mondial 1986 et le Mondial 1990).

Au-delà des buts, il a démontré qu’il était aussi un leader dans le groupe. A 25 ans, il fait preuve d’une maturité exceptionnelle. En Russie, c’est lui qui prenait la parole au milieu du groupe avant chaque rencontre. Et puis, impossible de ne pas souligner son rôle prépondérant dans la victoire historique contre le Brésil. Il n’a pas marqué face aux Auriverde mais il a offert un but à KDB et a surtout fait preuve d’une volonté et d’une détermination incroyables dans une position inhabituelle (sur le flanc). Sa prestation face à l’équipe de France est sans doute la moins aboutie de toutes et il est sorti un peu cuit et déçu après une heure de jeu face à l'Angleterre dans la petite finale.

Qu’on aime ou qu’on n’aime pas (à se demander pourquoi !), Romelu Lukaku constitue un élément clé pour l’avenir de notre équipe nationale.

5. Engouement retrouvé du public

Depuis le retour manqué des Diables rouges après le Mondial au Brésil en 2014, la relation entre l’équipe nationale et son public a connu des hauts et des bas. L’élimination face au pays de Galles il y a deux ans en quarts de finale de l’Euro en France avait constitué une énorme désillusion alors que le parcours semblait tout tracé vers la finale du tournoi.

Ce Mondial en Russie a plus que jamais ravivé la flamme. Les supporters ont vécu des moments d’émotions intenses que ce soit face au Japon, au Brésil ou encore à la France. Les audiences records et les milliers de fans devant les écrans géants installés aux quatre coins du pays témoignent de cet engouement retrouvé. Les Diables auront besoin de ce soutien pour les prochains défis qui les attendent dans les prochains mois et années !

La génération dorée 2018 a fait mieux que celle de Mexico 86 et elle a surtout écrit son histoire, celle qu’on racontera plus tard à nos enfants ou petits-enfants !

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