Le 'Petit Poucet' panaméen veut profiter pleinement de son premier Mondial

Le Panama à la Coupe du Monde, c'est une grande première. Jamais ce petit pays (4 millions d’habitants) d’Amérique centrale n'était parvenu à s'inviter dans la plus grande compétition planétaire. Alors pas question de rater l'occasion de tutoyer les grands du monde du ballon rond. La tête haute, les Panaméens auront à cœur de rendre fières leurs couleurs. Les Diables Rouges sont prévenus.

Présentation.

1/ Le système préférentiel

Un 4-2-3-1 solide et compact

Bien regroupé en défense, le Panama est une équipe solide et bien organisée. S'il a connu quelques gros revers depuis son intronisation en juin 2014 - dont un cinglant 6-0 face à la Suisse en mars dernier -, le sélectionneur Hernan Gomez a apporté de la rigueur, de la professionnalisation et de la régularité. Il exige de ses joueurs de la discipline, le sens du sacrifice et de la hargne. 

Le beau jeu passe après. Ça peut se comprendre.

2/ Le point-fort

Un noyau très expérimenté

Neuf joueurs de trente ans ou plus, sept à plus de cent sélections, une moyenne d'âge de plus de 28 ans : cet effectif ne manque assurément pas d'expérience. Les Panaméens jouent ensemble depuis de nombreuses années et se connaissent parfaitement. Un atout indéniable à l'aube de leur première participation à un Mondial.

De plus, sur le banc, Hernan Gomez a déjà participé à deux Coupes du Monde (en 1998 avec la Colombie et en 2020 avec l'Equateur). Il sait comment gérer un groupe à l'approche d'une telle compétition.

3/ Le joueur-vedette

Blas Perez, l'inusable buteur

A 37 ans, Blas Perez a un CV long comme le bras. Ce robuste attaquant a roulé sa bosse au Panama, en Uruguay, en Colombie, en Espagne, au Mexique, aux Emirats arabes unis, aux Etats-Unis, en Bolivie et au Guatemala.

Un vrai globe-trotter !

Avec ses 117 capes et ses 40 buts, il est le fer de lance des Canaleros.

4/ Le parcours qualificatif pour le Mondial

Directement qualifié pour le quatrième tour des éliminatoires de la zone CONCACAF, le Panama est allé chercher son ticket pour participer à la première Coupe du Monde de son histoire au bout du suspense.

Deuxièmes de leur groupe derrière le Costa Rica (10 points, 3 victoires, 1 partage et 2 défaites), les Panaméens ont arraché un succès inespéré face au mêmes Costariciens lors du dernier match du cinquième tour (13 points, 3 victoires, 4 partages, 3 défaites) pour valider définitivement leur billet pour la Russie.

Une qualification totalement inattendue puisque, mené dans cette ultime rencontre, le Panama égalise sur une grossière erreur d’arbitrage. Ce but est en effet accordé alors que le ballon n’a absolument pas franchi la ligne. Mais le Panama et Roman Torres, buteur dans les dernières minutes, ont le mérite d'y avoir cru jusqu'au bout.

Cette ultime victoire conjuguée avec la défaite improbable des Etats-Unis face à Trinidad et Tobago leur a ouvert en grand les portes du Mondial.

Un Mondial que les Panaméens n’oublieront sans doute jamais.

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