Efficacité, complémentarité Hazard-De Bruyne, bonne ambiance, les enseignements de la prépa

Efficacité, Hazard rayonnant, bonne ambiance, les enseignements de la prépa
Efficacité, Hazard rayonnant, bonne ambiance, les enseignements de la prépa - © VIRGINIE LEFOUR - BELGA

Les Diables ont bouclé la première partie de leur préparation avec un succès convaincant contre le Costa Rica (4-1). La sélection de Roberto Martinez a donné l'impression de monter en puissance lors des trois amicaux de ce début de mois de juin. Si tout n'est pas encore parfait, ils semblent prêts. Et il leur reste encore une semaine pour peaufiner les derniers réglages.

De Bruyne-Hazard, le nouvel équilibre

Pendant de longs mois, Kevin De Bruyne et Eden Hazard ont été opposés. Quand l'un brillait, l'autre se faisait plus discret. Quand ils jouaient ensemble, ils avaient tendance à se marcher sur les pieds. KDB et Edinho ont toujours affirmé qu'il n'y avait aucun problème d'ego entre-eux. Ils devaient simplement trouver leurs marques et un espace propre pour exprimer leurs qualités. En faisant reculer le maestro de City d'un cran, Roberto Martinez a initié la solution. En les éloignant, il les a réunis. Le duo se cherche désormais sur le terrain.

Plus en retrait, De Bruyne endosse le costume de premier relanceur, touche beaucoup de ballons et éclaire le jeu par ses passes. Son impact statistique (7 assists et 1 but tout de même) est moins direct. Mais qu'est-ce qu'il est précieux dans ce rôle. 

Dans le même temps, Captain Eden a pris de l'épaisseur. Il dynamite le jeu belge par ses accélérations, ses dribbles et ses inspirations. Frustré par sa saison en club, notre N.10 est libéré. Il rayonne tout simplement. Dans un système taillé sur mesure, il est le patron. Du coup, dès que le joueur de Chelsea boite, la Belgique tremble. Et ce sera encore le cas en Russie.

Lukaku, l'assurance but

Martinez en a fait son N.9 titulaire et Romelu Lukaku le remercie en enquillant les buts. Ses détracteurs s'attarderont toujours sur certains contrôles manqués. On leur suggérera de s'intéresser aux progrès accomplis dans le jeu dos au but, les déviations. Big Rom est un bosseur et le travail paie toujours. Ses stats sont éloquentes : 11 buts en 8 matches de qualifications, 8 en 6 matches amicaux. Sous Martinez, son ex-coach à Everton, il a donc inscrit 19 de ses 36 buts en équipe nationale. En moins de deux ans.

La Belgique peut en plus compter sur un remplaçant de qualité et efficace. Michy Batshuayi possède en outre cette capacité à se montrer décisif en sortant du banc. Les craintes nées des blessures en fin de saison sont balayées.

Sauf blessure, le onze de base est connu

Le technicien espagnol est du genre fidèle et conservateur. Il a mis en place son système et les joueurs pour l'animer. Quoi qu'en dise Roberto Martinez, le onze qui a commencé face au Costa Rica devrait être très similaire à celui qui débutera contre le Panama. Sauf blessure de dernière minute évidemment. Seul, le poste de 3e défenseur central est entouré d'une légère incertitude. Mais vu la prestation de Boyata et compte tenu de la fragilité de Kompany et Vermaelen. On imagine mal le sélectionneur prendre un risque pour affronter l'équipe supposée la plus faible du groupe.

Boyata alternative intéressante, nos "Chinois" rassurent

Après deux entrées au jeu, Dedryck Boyata a été titularisé face au Costa Rica. S'il a eu besoin de trouver ses marques en début de match, le défenseur du Celtic a pris de l'assurance au fil des minutes. Présent dans les duels, sollicité par ses équipiers, il a aussi démontré son apport sur phases arrêtées offensives. En Ecosse, il a déjà trouvé le chemin des filets à 14 reprises en 103 rencontres. Pas mal pour un défenseur. Martinez pourra compter sur lui contre le Panama où la Tunisie. Ce qui permettrait de laisser encore un peu de temps à Vincent Kompany et Thomas Vermaelen.

Axel Witsel et Yannick Carrasco, qui évoluent tous les deux en Chine, constituaient des points d'interrogation en début de préparation. Allaient-ils retrouver le rythme et l'intensité d'un match international après plusieurs mois en Super League ? Le N.6 attitré de Martinez a répondu présent dans son style sobre et efficace. L'ancien joueur de l'Atletico a surpris agréablement au niveau offensif. Il a parfois été pris en défaut dans son replacement. Mais c'était déjà le cas avant son transfert au Dalian. Ce n'est pas pour rien que des ajustements tactiques avaient eu lieu à la mi-temps à Sarajevo notamment. Il faudra être particulièrement vigilant pendant le Mondial.

Un groupe qui vit bien

Enfin et ce n'est pas le moins important, l'ambiance est au beau fixe. Les moments de crispation (non-sélection de Nainggolan, matelasgate, le départ de 4 joueurs, ...) ne semblent pas avoir perturbé la tranquillité du groupe. Tout a été fait pour qu'ils se sentent chez eux au Centre National. Au vu des sourires affichés, le pari est réussi.

Cette sérénité se traduit aussi sur le terrain. Menés au score après le but de Bryan Ruiz, les Belges n'ont pas perdu pied. Ils sont restés calmes et fidèles à leur plan de jeu. Cette capacité à réagir n'est pas neuve - on avait pu la constater contre les Pays-Bas, la Grèce, la Bosnie ou le Mexique - mais elle pourrait s'avérer très utile en Russie. Cette équipe a appris à haïr la défaite. Cette mentalité de vainqueur grandit et se matérialise par une série de 18 matches sans défaite. Seuls l'Espagne (20) et le Maroc (19) font mieux actuellement.

Newsletter sport

Recevez chaque matin l'essentiel de l'info sportive.

OK