Dejan Lovren : "Aujourd'hui, nous avons écrit l'histoire"

Des larmes de joie, des chants, des pétards, des gens qui s'enlacent spontanément: la Croatie s'est enflammée, mercredi soir, après sa victoire contre l'Angleterre (2-1 après prolongation) et sa toute première qualification pour la finale d'un Mondial de football.

A l'instar des fans de la Croatie, les joueurs avaient bien des difficultés à réaliser. "C’est vraiment une soirée inoubliable. C’est un résultat que nous avons mérité parce qu’on a dû travailler énormément pour l’atteindre. On a mal débuté le match en étant mené au score mais à partir de ce moment-là, on a fait preuve d’une force morale impressionnante. C’est ce qui caractérise notre équipe. Maintenant, on pense à cette finale parce qu’une finale ça se gagne et on fera tout ce qu’on peut pour y arriver", a expliqué Ivan Rakitic à notre micro.

Et d'ajouter : "Remporter le match comme on l’a fait, cela demande une très grande force. Voir une équipe physique comme l’Angleterre qui ne peut pas rivaliser avec nous… ça prouve que la Croatie a des ressources mentales et physiques énormes. On a joué un match complet et je pense qu’on mérite de jouer ce match dimanche. En réalité, ce que fait la Croatie dans ce Mondial est fantastique."

Pour la troisième fois d'affilée (du jamais vu), les Croates ont été contraints de disputer les prolongations. Physiquement, ils ont déjà beaucoup donné mais le mental est d'acier et ils sont prêts à relever un dernier défi dimanche à 17h face à la France. Une chose est certaine : Dejan Lovren ne veut pas vivre la même histoire que Liverpool, son club, qui a perdu la finale de la Ligue des Champions en mai dernier. 

"Aujourd’hui, nous avons écrit l’histoire. Et cela on ne devra jamais l’oublier. Cette finale pour nous c’est un immense résultat. Vous savez ?  Remporter le titre on y croit… La France est forte avec Mbappé et sa vitesse mais le football est imprévisible. J’ai toujours pensé que je pouvais remporter plus facilement la Ligue des Champions avec Liverpool que de faire un beau résultat avec la Croatie… On a débuté la compétition sans trop de pression et aujourd’hui nous voilà en finale. C’est un super sentiment", a-t-il expliqué à Pascal Scimè, notre envoyé spécial à Moscou.

Enfin, Milan Badelj est revenu sur la fameuse demi-finale de 1998 face à la ... France. Les Croates s'étaient inclinés 2-1 (2 buts de Lilian Thuram) face aux futurs champions du Monde. "Honnêtement, je ne me rends pas compte de ce que nous avons réalisé. Le match de 98 contre la France, je ne m’en souviens quasiment pas car je n’avais que 9 ans mais on m’en a beaucoup parlé. Et c’est un souvenir qui est toujours présent en Croatie mais les deux situations sont incomparables. A l’époque, le  pays sortait de la guerre et il y avait beaucoup de patriotisme autour des résultats de l’équipe. Les gens étaient unis derrière l’équipe parc qu’ils venaient de subir une tragédie. C’était un succès plus patriotique que maintenant. Aujourd’hui, ça n’a plus rien à voir, notre parcours est le fruit d’un résultat sportif et rien d’autre", a-t-il révélé.

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