Dans la douleur, les "cadors" ont (presque tous) géré la phase de poules

Dans la douleur, les "cadors" ont géré la phase de poules
Dans la douleur, les "cadors" ont géré la phase de poules - © Tous droits réservés

Ça y est, la première phase de la Coupe du Monde en Russie est terminée. Place désormais aux éliminations directes. Une autre compétition commence. Il n’y a plus de droit à l’erreur. Les grosses nations ne pourront plus se cacher et devront se dévoiler. Les ‘petites’ équipes voudront croire en leur rêve et se battront avec leur cœur. Les duels s’annoncent acharnés et emballants. Plus que lors de la première partie de tournoi.

Comme le dit l’adage, "il n’y a plus de petites équipes dans le football". Et cela s’est vu. Aucun prétendant au titre n’a écrasé la concurrence dans son groupe. Le Portugal et l’Espagne ont peiné, la France ne s’est pas rassurée, l’Argentine est miraculée, le Brésil a pioché tandis que l’Allemagne est tout simplement tombée.

Les cas de la Belgique et de l’Angleterre, toutes deux qualifiées après deux matches, sont quelque peu différents. Les Diables Rouges ont eu beaucoup de mal à entrer dans leur compétition mais leur puissance offensive a fait des étincelles. De leur côté, les Trois Lions ont dû s’employer pour arracher un succès initial contre la Tunisie puis ont déroulé.

Seuls l’Uruguay, la Croatie et la Belgique ont signé un sans-faute. Cependant, la Celeste n’a pas franchement convaincu offensivement tandis que les séduisants Croates ont battu la valeureuse Islande dans les arrêts de jeu. Dans le match des remplaçants, les Diables ont montré un peu plus d'envie et de talent que les Anglais pour leur 3e rencontre et se diriger vers la partie de tableau à priori la plus compliquée.

Pas moins de sept rencontres ont tourné en faveur d’un ‘cador’ dans les dix dernières minutes. Cristiano Ronaldo a sauvé un point précieux face à l’Espagne (88’), les Bleus et Paul Pogba ont profité d’un auto-but australien pour signer une première victoire (81’), Harry Kane a évité le faux pas initial à l’Angleterre contre la Tunisie (91’), Philippe Coutinho a libéré le Brésil face au Costa Rica (91’), Toni Kroos a cru relancer l’Allemagne en battant la Suède (95’), Iago Aspas a assuré la première place de la Roja contre le Maroc (91’) tandis que Marcos Rojo s’est mué en super-héros argentin face au Nigéria (86’).

Même dans la douleur, les grandes nations (en-dehors de l’Allemagne, évidemment) ont donc répondu présent. Mais que cela fût compliqué. Le Brésil, l’Argentine, l’Espagne et le Portugal ont tous dû assurer leurs qualifications au dernier match.

Cependant, il y a fort à parier que ces ‘spécialistes’ des grandes compétitions montent en puissance en phase finale. Ces formations sont composées de joueurs habitués à élever leur niveau de jeu lorsque l’enjeu l’exige.

Une Coupe du Monde, c’est un mois de compétition et sept matches pour soulever le Graal. La gestion des hommes est devenue capitale. Les saisons sont de plus en plus longues et les joueurs arrivent en début de préparation au bout du rouleau. Il s’agit donc de les retaper et de leur redonner suffisamment d’énergie pour "aller au bout". Pas question donc de se cramer dès les premiers matches de poules. On débute donc au petit trot pour finir en boulet de canon.

Les "gros bras" (13 des 16 qualifiés figurent dans le Top 20 FIFA) ont franchi le premier obstacle. Si jusque-là, il était permis de trébucher, le faux-pas est désormais interdit (ou synonyme d'élimination). Les affiches sont alléchantes. Le terrain livrera son verdict. Quel le spectacle commence.

Newsletter sport

Recevez chaque matin l'essentiel de l'info sportive.

OK