Big Dan le top et Origi la révélation

Daniel Van Buyten et Divock Origi
9 images
Daniel Van Buyten et Divock Origi - © KIRILL KUDRYAVTSEV - BELGAIMAGE

L’objectif pour les Diables Rouges était dans un premier temps de terminer en tête de leur groupe et ils ont réussi la mission en obtenant trois succès (contre l’Algérie, la Russie et la Corée du Sud). Ensuite, tout le monde voulait les voir franchir le cap des huitièmes. Mission à nouveau accomplie avec un succès 2-1 face aux States. L’aventure s’est finalement achevée face à l’Argentine de Messi. L’heure est désormais aux bilans. Certains Diables ont épaté, d’autres ont quelque peu déçu.

Grande distinction pour Wilmots, Van Buyten et Courtois…

Il y a douze ans d’ici, Marc Wilmots et Daniel Van Buyten étaient coéquipiers lorsque la Belgique a été éliminée par le Brésil en huitièmes de finale du Mondial organisé conjointement par la Corée du Sud et le Japon.

En 2014, les deux hommes méritent à nouveau la "Grande distinction". Le sélectionneur national a donné l'impression d'avoir tout prévu avant le choc face à l’Argentine en quarts. Ces changements se sont avérés payants et il est parvenu à gérer avec une main de maître un groupe, le plus jeune du tournoi, durant près de deux mois.

Daniel Van Buyten (36 ans) mérite, lui, tout simplement le respect. Big Dan a été le joueur de champ le plus régulier. Le doyen du groupe a renvoyé Thomas Vermaelen sur le banc et n’a pas raté une seule seconde de ce Mondial. Il s’est montré intransigeant et d’une assurance exceptionnelle. De quoi lui permettre d'envisager de poursuivre une carrière internationale et en club au moins une saison de plus...

Toutes les félicitations aussi à Thibaut Courtois qui après une saison éprouvante et brillante avec l’Atletico Madrid a prouvé qu’il avait bien la classe mondiale. Il ne pouvait strictement rien faire sur le but de l’Argentin Gonzalo Higuain mais a sorti un arrêt époustouflant lors d’un face à face avec Lionel Messi. Courtois a confirmé qu’il était le digne successeur des Jean-Marie Pfaff et Michel Preud’homme, élus meilleurs portiers du monde respectivement en 1986 et 1994.

Origi, la révélation et Lukaku la déception

Là où on attendait Adnan Januzaj, c’est finalement Divock Origi qui a créé la surprise. L’attaquant de Lille a époustouflé tous les observateurs par son aisance balle au pied, sa vivacité et sa maturité. Auteur du but qui a propulsé la Belgique en huitièmes de finale, Divock Origi n’a pas été impressionné par l’événement et s’est retrouvé dans le onze de base contre les Etats-Unis et l’Argentine. Il est promis à un bien bel avenir.

Origi a fait de l’ombre à Romelu Lukaku qui est passé à côté de son sujet lors des deux premières rencontres. Il a sauvé son Mondial avec sa montée au jeu lors de la prolongation face aux USA. Lukaku a délivré à cette occasion une passe décisive à Kevin De Bruyne avant de marquer un but somptueux. Cette Coupe du Monde lui laissera toutefois un goût de trop peu.

Distinction pour Fellaini, De Bruyne, Kompany, Witsel, Vertonghen et Alderweireld...

Marouane Fellaini s’est révélé indispensable au milieu de terrain dès sa montée au jeu contre l’Algérie. Auteur du but égalisateur face aux Fennecs, il n’a plus quitté le onze de base après cela.

Indéboulonnables durant la phase qualificative, Axel Witsel et Kevin De Bruyne ont, pour leur part, confirmé l’impact et l’importance qu’ils ont dans l’équipe. Ils constituent l'avenir de notre équipe nationale.

Même s’il est en partie coupable sur l’unique but de l’Albiceleste, Vincent Kompany a parfaitement rempli son rôle de capitaine et de leader durant le tournoi, sur et en dehors du terrain.

Pointé du doigt après avoir provoqué un pénalty face à l’Algérie, Jan Vertonghen a glissé sur le banc face à la Russie avant de revenir à l’avant plan suite à la blessure de Vermaelen.

L’arrière de Tottenham a prouvé qu’il avait du caractère. Il s’est libéré pour devenir un des meilleurs Diables. Il marquera même le but de la victoire face à la Corée du Sud.

Sans faire de bruit, ni de vagues, Toby Alderweireld a disputé un Mondial de qualité. Rien à reprocher à l’arrière droit.

Des hauts et des bas pour Mertens, Hazard et Mirallas…

Auteur du but de la victoire face à l’Algérie, Dries Mertens a clairement progressé depuis son passage à Naples. Le petit ailier belge a toutefois manqué de régularité et a d’ailleurs retrouvé le banc en quarts face à l’Argentine.

Kevin Mirallas a également connu des hauts et des bas. Il s’est créé quelques belles occasions contre la Russie, les USA et l’Argentine mais l’efficacité ne fut pas au rendez-vous.

Eden Hazard constitue toujours une énigme. Nombreux sont ceux qui attendent encore et toujours un match de référence de sa part. Les espoirs sont immenses le concernant.

Eden a clairement perdu son "duel" face à Lionel Messi. Il ne faut cependant pas oublier que c’est le médian de Chelsea qui a délivré la passe décisive sur le but de Mertens face à l’Algérie. C’est aussi lui qui a réalisé un slalom géant dans la défense russe avant d’offrir le but à Divock Origi, but synonyme de qualification pour les huitièmes de finale du tournoi. Eden fut d’ailleurs élu "Homme du Match " par la FIFA à l’occasion de ce match entre la Belgique et la Russie à Rio. Mais... ce n'est pas encore suffisant !

Lombaerts, un bon remplaçant…

Nicolas Lombaerts a, de son côté, démontré qu’on pouvait toujours compter sur lui en cas de pépin. Face à la Corée du Sud, il a remplacé Kompany blessé et a formé un solide duo derrière avec Big Dan.

La poisse pour Vanden Borre

Auteur d’une bien belle prestation face à la Corée du Sud, Anthony Vanden Borre semblait bien parti pour inquiéter Toby Alderweireld au poste d'arrière droit mais une vilaine blessure au péroné l'a empêché de rivaliser avec le défenseur de l'Atletico Madrid.

L'Anderlechtois a terminé le Mondial sur des béquilles...

Avant de quitter la scène, Anthony Vanden Borre a toutefois fait le show à sa manière !

Les recalés...

Thomas Vermaelen rêvait du Mondial mais c'est un petit cauchemar qu'il a vécu au Brésil. Big Dan s’est imposé dans l’axe à sa place et lorsque Marc Wilmots décide de l’aligner au back gauche face à la Russie, Vermaelen se blesse à l’échauffement. Il débute le match mais doit finalement céder sa place à Jan Vertonghen à la demi-heure. On en le reverra plus. Sa fragilité constitue un problème.

La Coupe du Monde de Steven Defour aura duré une demi-heure, le temps de mettre une semelle à un Coréen et de voir rouge. Il n’a plus eu, ensuite, l’occasion de s’illustrer.

Moussa Dembélé, Nacer Chadli ou encore Adnan Januzaj ont quitté le Brésil sans doute avec un sentiment plus que mitigé.

Enfin, Laurent Ciman, Simon Mignolet et Sammy Bossut sont les seuls Diables Rouges à ne pas avoir eu l’occasion de jouer dans ce Mondial brésilien…

Une nouvelle aventure va donc à présent commencer. Celle-ci doit nous conduire à l’EURO en France en 2016 !

G.Bayet

Et aussi

Newsletter sport

Recevez chaque matin l'essentiel de l'info sportive.

OK