Badri, international tunisien : "L'Angleterre et la Belgique ne nous font pas peur"

Ce dimanche dans Complètement Foot, David Houdret, Pascal Scimè et Joachim Mununga ont accueilli Anice Badri, international Tunisien et ex-joueur de Mouscron. Il nous parle de sa nouvelle vie sous les couleurs de l’espérance Tunis et les ambitions de la Tunisie, adversaire des diables, pour la Coupe du Monde en Russie.

Sur son choix de partir jouer à l’Espérance de Tunis : "J’ai passé de belles saisons en Belgique malgré pas mal de blessures qui m’ont freiné. Ensuite, j’ai décidé de rejoindre ce grand club africain. Cela se passe très bien depuis mon arrivée, j’ai gagné pas mal de titres. Je suis arrivé dans une très belle équipe avec six ou sept joueurs internationaux. Il y a vraiment beaucoup de qualité et j’ai même été étonné du niveau de certains joueurs. Donc voilà, tout se passe bien, j’ai bien progressé et j’ai réussi à confirmer en équipe nationale. […] Niveau visibilité, c’est un club qui est très regardé au pays et il y a donc beaucoup de joueurs qui vont en équipe nationale. C’est vrai que c’était un choix difficile, mais c’est un choix qui a finalement payé."

Par rapport à la pression et la ferveur du public local : "C’est toujours difficile de jouer sous la pression mais il faut savoir la gérer. C’est vrai que l’Espérance de Tunis, honnêtement, cela n’a rien à voir avec Mouscron. C’est un club qui joue les titres chaque année, l’année dernière on est arrivé en quart de finale de la Ligue des Champions, c’est un très grand club et on est obligé d’hausser son niveau de jeu quand on évolue dans un club comme cela. A Mouscron, on a souvent joué le maintien et ça pouvait être compliqué mentalement."

Sur sa relation avec Mouscron : "Je suis encore en relation avec certains joueurs, on s’envoie de petits messages, on se passe des petits coups de fils, … J’ai vu que comme d’habitude, cela avait bougé énormément. Ils ont réussi encore une fois à se maintenir, mais quand on est dans un club instable comme celui-là, c’est compliqué de montrer son potentiel. Mais voilà, c’est un club qui avance petit à petit…"

Sur les objectifs de la Tunisie à la Coupe du Monde : "On se prépare tranquillement, sans pression. On sait qu’on a beaucoup de qualités, avec de très bons joueurs techniques, on a aussi un très bon milieu de terrain qui sait bien récupérer les ballons et se projeter vers l’avant. On joue aussi bien en bloc, avec beaucoup de solidarité. […] Honnêtement, on y croit vraiment, l’Angleterre et la Belgique ne nous font pas peur. On va se donner à fond ! On a fini premier de notre groupe de qualification, on est 14eme au classement mondial, … on sait que cela va être des matches compliqués mais on croit à ce deuxième tour."

Sur quel point ils peuvent embêter les diables rouges ? "Quand on joue contre une équipe comme la Belgique, il faut vraiment être à 100%. Il faudra jouer en bloc et éviter de les laisser jouer. On sait que quand on prive de ballon une équipe qui aime jouer, elle peut vite s’énerver et perdre confiance. Ensuite il faudra jouer avec nos qualités."

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