A Moscou, l'ambiance monte timidement à la veille de la Coupe du monde

A un peu plus de 24h du début de la Coupe du monde, nous sommes allés nous promener dans les rues de Moscou à la rencontre des supporters russes pour sonder leur engouement et leur impatience avant le début du plus grand événement sportif de l’année, qui se déroule dans leur ville. Problème : des supporters russes qui arborent leurs couleurs à la veille du match contre l’Arabie Saoudite, il n’y en a pas beaucoup.

Pourtant ce 11 juin est synonyme de fête nationale. De fête de la fédération de Russie plus exactement. L’une des deux fêtes nationales que compte le gigantesque pays. On se serait permis de croire que les couleurs du drapeau allaient être brandies plus qu’à l’accoutumée. Que du contraire. Des supporters en rue? “Je n’en ai pas vu un seul aujourd’hui” nous glisse un passant en train de regarder un spectacle de danse typique au coeur de la ville. “C’est parce que nous sommes d’un naturel assez calme, nous ne nous sommes pas encore mis dans le tournoi. Mais nous soutiendrons notre équipe quand elle jouera” nous glisse un autre dans la foulée.

En route vers le quartier du Kremlin, point hautement symbolique de la capitale, le décor change : des centaines de supporters venus des quatre coins du monde se sont réunis pour chanter en coeur leur amour du foot. Le Pérou remporte haut la main le concours des supporters les plus représentés. Ils sont talonnés par les sud-américains, uruguayéens en tête, qui donnent eux aussi de la voix. Les Iraniens, saoudiens et égyptiens affichent fièrement leur blason.

Dans ce joli métissage mondial, nous parvenons à dégoter deux ou trois Russes, drapeau à la main. Ils disent : “le climat autour de la sélection est un peu négatif avant le tournoi. Les résultats n’ont pas été bons récemment. Cela explique aussi pourquoi nous ne sommes pas fort réunis dans les rues” Et les événements d’il y a deux ans, où la Russie s’était fait tristement remarquer hors des terrains plutôt que sur les pelouses, n’y sont peut-être pas étrangers. “Nous, on espère déjà sortir des poules. Après, on sait bien entendu qu’on ne va pas gagner la Coupe du monde. Si on se fait sortir assez tôt, on soutiendra l’Allemagne !”Pas la Belgique ?”, leur rétorque-t-on. “Non, même si vous avez d’excellents joueurs. De Bruyne, Courtois, Carrasco, Hazard…” Pas mal.

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