Vanaken : "Faire de mon mieux pour compliquer au maximum la tâche du sélectionneur"

Hans Vanaken a décroché un nouveau Soulier d’or ce mercredi à Puurs. Le médian brugeois a confirmé son titre de l’an dernier, une performance rare. Seuls Paul Van Himst, Wilfried Van Moer et Jan Ceulemans l’avaient réussie avant lui. "Faire partie de cette liste, c’est fantastique".

Le discret métronome "blauw en zwart" n’a donc pas été impacté par la "malédiction" du Soulier d’or. "C’est peut-être lié à mon caractère. Je reste calme. Même maintenant, je viens de gagner un deuxième Soulier d’or de rang, mais je sais que cela ne va rien changer à la personne Hans Vanaken ou au footballeur Hans Vanaken. J’essaie simplement de continuer à faire mon truc. Je ne vais pas planer, ce n’est pas utile et je n’en ai pas l’envie".

Hans Vanaken a fait la différence en dominant largement le premier tour. Son avance a fondu lors du deuxième tour de scrutin, mais il a conservé 19 petits points d’avance sur Dieumerci Mbokani. "J’étais plutôt confiant (après les résultats du premier tour) mais tu sais que tout peut arriver. J’avais le sentiment ces dernières semaines que cela allait être très serré et qu’il y aurait moins d’écart que l’an dernier."

Régulièrement, les lauréats s’envolent vers l’étranger. Posé, calme, Hans Vanaken ne veut pas forcer les choses. "J’ai encore une belle marge de progression avec le Club. Bruges est aussi dans une bonne période. Si la bonne équipe arrive au bon moment, je vais certainement y réfléchir. J’ai l’ambition de tirer le maximum de ma carrière. Si cela ne se fait pas… pas de problème, je suis super heureux à Bruges. Et j’essayerai de devenir encore meilleur. Je peux encore progresser en termes de leadership ou de travail défensif. Est-ce que je pourrais terminer ma carrière à Bruges ? Oui. Je n’ai pas envie de dire oui à la première offre de l’étranger. Cela doit être la bonne équipe. Une équipe qui me convient avec un bon projet. Ma famille et ma femme auront aussi leur mot à dire."

Avec quatre apparitions, dont deux titularisations (Saint-Marin et Chypre), Vanaken se fait doucement une place chez les Diables. Mais il est conscient qu’une place dans les 23 pour l’Euro est loin d’être acquise. "Je suis régulièrement sélectionné dans des listes de 27-28 joueurs. Il y en a encore cinq qui vont tomber pour la sélection finale. Il y a énormément de qualité en équipe nationale. Je vais faire de mon mieux pendant les quatre prochains mois pour compliquer au maximum la tâche du sélectionneur. Et je verrai, si j’y suis ou pas. Je ne veux rien regretter à la fin de la saison, ne pas me dire que je n’ai pas évolué à mon niveau".

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